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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Bon's Bon's a écrit le 10 novembre 2016 à 17h58
(suite)

Une communication gouvernementale à ce sujet serait en préparation dans les services du Premier ministre, pour apporter les clarifications exactes à ce sujet. Cependant, les 13 minibus de type coasters, garés à l’esplanade de la Communauté urbaine de Yaoundé, seront probablement utilisés comme solution palliative », a confié, sous le couvert de l’anonymat une source sur place au Mintrans.

Joint au téléphone, un responsable de la communication d’Eximtrans/Irmaos Mota présent au Cameroun, a tout simplement refusé d’assumer sa fonction. « Je ne travaille pas pour l’entreprise dont vous parlez a-t-il lancé », avant de raccrocher. Une réponse suffisante pour comprendre que le dossier des bus de la CAN n’est pas sur une bonne voie.

Pourtant, selon Edgar Alain Mebe Ngo’o, ce contrat visait à « doter Yaoundé, d’un système moderne de transport urbain de masse par bus », avait-il indiqué après la signature de l’accord. Il s’agissait donc de la mise en exploitation de 150 autobus climatisés et tropicalisés de marque Atomic, fabriqués par le constructeur portugais Irmaos MOTA, à partir des châssis et moteurs de marque Mercedes d’une puissance de 450 chevaux, d’une capacité de 91 places dont 39 assises et 52 debout.

Les infrastructures inexistantes En plus des bus qui ne sont pas livrés, les autres exigences du cahier de charges contractuelles ne sont pas encore satisfaites. Le contrat incluait également la construction de 26 terminaux bus ultra modernes, équipés de toilettes, de kiosques à journaux et de points de billetterie pour les tickets et abonnements.

Mais aussi la construction de 65 abris-bus et de 579 arrêts-bus, tous dotés de systèmes d’information aux usagers, portant minimalement sur la fréquence et les horaires de passage des bus. L’installation d’un atelier d’entretien et de maintenance des bus, ainsi qu’un centre de formation pour la mise à niveau des techniciens, des conducteurs et des agents commerciaux faisait également parti du contrat. Force est de constater que jusqu’ici ces infrastructures qui devaient précéder la mise ne circulation desdits bus demeurent inexistantes. De quoi se poser des questions sur l’issue de ce énième projet de transport urbain de masse au Cameroun.

Hervé Fopa Fogang,Stg
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