Mvog Mbi
Par RFI Publié le 15-10-2016 Modifié le 16-10-2016 à 08:22
Une cinquantaine de pays africains étaient réunis en sommet samedi à Lomé à la demande de l'Union Africaine. Ce 15 octobre au soir, 30 Etats ont signé une charte contraignante sur la sûreté et la sécurité maritime. Un geste « historique pour le continent », confronté à une recrudescence des trafics et de la piraterie maritime, a déclaré président congolais Denis Sassou Nguesso, en conclusion de ce premier sommet de l'UA sur la sécurité des mers.
Le sommet sur la sécurité maritime, la sûreté et le développement en Afrique a pris fin samedi à Lomé avec l’adoption d’une charte appelée « la charte de Lomé »
Les pays de l'Union africaine s'engagent d'abord à échanger leurs informations, leurs expériences et à lutter ensemble contre la piraterie, les trafics ou encore la pêche illicite. Ils promettent également de délimiter leurs frontières maritimes, ce qui n'est pas toujours le cas aujourd'hui. A ce sujet, un différend oppose la Côte d'Ivoire au Ghana depuis plusieurs années, par exemple.
L'UA décide également la création d'un fonds de sûreté et de sécurité maritime, mais sans dire comment celui-ci sera alimenté. C'est normal expliquent les participants : cette charte est un cadre juridique, pas davantage. Mais un membre de la délégation ivoirienne explique qu'il est souvent difficile de récolter des fonds et qu'Abidjan aurait bien aimé plus de détails sur la question.
Les Etats décident également d'améliorer leur capacité d'intervention en mer et d'investir dans la marine. Chacun chez soi. De même, aucun éventuel droit de poursuite n'est mentionné par le texte, dans les eaux territoriales d'un autre pays, « trop direct et trop sensible », explique un ministre.
Autre disposition : la création d'un comité composé de 15 ministres désignés pour trois ans. Ils seront chargés de veiller à la mise en oeuvre de la charte. La tâche ne sera pas facile, car d'une part, le texte reste assez flou sur plusieurs points et, d'autre part, les Etats pourront déposer des amendements au texte dans les mois à venir.
Même si officiellement, on assure que ce sommet est un succès et la charte "historique", tous les pays participants n'ont pas signé le document. C'est le cas par exemple du Cameroun, qui avait pourtant accueilli un grand sommet sur la piraterie il y a trois ans. D'ailleurs, le président Biya n'a pas fait le déplacement, il a envoyé son ministre de la
Par RFI Publié le 15-10-2016 Modifié le 16-10-2016 à 08:22
Une cinquantaine de pays africains étaient réunis en sommet samedi à Lomé à la demande de l'Union Africaine. Ce 15 octobre au soir, 30 Etats ont signé une charte contraignante sur la sûreté et la sécurité maritime. Un geste « historique pour le continent », confronté à une recrudescence des trafics et de la piraterie maritime, a déclaré président congolais Denis Sassou Nguesso, en conclusion de ce premier sommet de l'UA sur la sécurité des mers.
Le sommet sur la sécurité maritime, la sûreté et le développement en Afrique a pris fin samedi à Lomé avec l’adoption d’une charte appelée « la charte de Lomé »
Les pays de l'Union africaine s'engagent d'abord à échanger leurs informations, leurs expériences et à lutter ensemble contre la piraterie, les trafics ou encore la pêche illicite. Ils promettent également de délimiter leurs frontières maritimes, ce qui n'est pas toujours le cas aujourd'hui. A ce sujet, un différend oppose la Côte d'Ivoire au Ghana depuis plusieurs années, par exemple.
L'UA décide également la création d'un fonds de sûreté et de sécurité maritime, mais sans dire comment celui-ci sera alimenté. C'est normal expliquent les participants : cette charte est un cadre juridique, pas davantage. Mais un membre de la délégation ivoirienne explique qu'il est souvent difficile de récolter des fonds et qu'Abidjan aurait bien aimé plus de détails sur la question.
Les Etats décident également d'améliorer leur capacité d'intervention en mer et d'investir dans la marine. Chacun chez soi. De même, aucun éventuel droit de poursuite n'est mentionné par le texte, dans les eaux territoriales d'un autre pays, « trop direct et trop sensible », explique un ministre.
Autre disposition : la création d'un comité composé de 15 ministres désignés pour trois ans. Ils seront chargés de veiller à la mise en oeuvre de la charte. La tâche ne sera pas facile, car d'une part, le texte reste assez flou sur plusieurs points et, d'autre part, les Etats pourront déposer des amendements au texte dans les mois à venir.
Même si officiellement, on assure que ce sommet est un succès et la charte "historique", tous les pays participants n'ont pas signé le document. C'est le cas par exemple du Cameroun, qui avait pourtant accueilli un grand sommet sur la piraterie il y a trois ans. D'ailleurs, le président Biya n'a pas fait le déplacement, il a envoyé son ministre de la

