Ça change… un peu. Wesley Sneijder, qui avait tout gagné en 2010 (sauf la finale de la Coupe du monde), et Franck Ribéry, auteur d'une année 2013 monumentale avec le Bayern et les Bleus, auraient été sacrés. Les journalistes les avaient privilégiés aux dépens des autres candidats. Le détail de leurs votes le démontre.
Sneijder, Ballon d'Or vieille école
Ribéry, Ballon d'Or des journalistes
Pourquoi ? Parce que, historiquement et dans les choix des journalistes, le poids de la Coupe du monde et de l'Euro ont toujours pesé lourd. C'est pour ça que Sneijder, plus que Messi avait été préféré par le collège journalistique. Ces derniers avaient classé Messi 4e, derrière le Néerlandais, Iniesta et Xavi. Si l’on avait tenu compte que de leur vote, Sneijder aurait été récompensé.
Messi et ses 5 Ballons d'Or
Messi et ses 5 Ballons d'OrAFP
Aussi, le collège des journalistes a généralement (j'ai bien dit généralement) fait la distinction entre la notion de "meilleur joueur du monde" en absolu et celle de "joueur de l'année". En 2013, sans être le meilleur joueur du monde, Ribéry était celui de l'année. Assurément. Pourquoi ? Parce que ses accomplissements individuels avaient permis au Bayern de rafler la mise, en Ligue des champions notamment.
Que le Ballon d'Or sorte du giron de la FIFA, c'est aussi l'assurance de ne pas revoir les votes copinages des joueurs ou de certains sélectionneurs. Les "tu joues au Real avec moi donc je vote pour toi et pas pour les Barcelonais" et vice versa.
Cette année, ça ne pénalisera pas Ronaldo
Rassurez-vous, je ne suis pas en train de vous dire que les journalistes ne votent pas en fonction de la couleur de leur drapeau… C'est déjà arrivé par le passé (même entre 2010 et 2016) et certaines élections ont laissé pantois. Le poids croissant pris par les pays de l'est ou d’Europe centrale quand ceux-ci ont petit à petit accédé à leur indépendance au cours des années 90 a facilité les victoires de Pavel Nedved en 2003 ou d'Andrei Shevchenko en 2004. Le centre de gravité s'était clairement déplacé de l'ouest vers l'est. Il suffit de se pencher sur les résultats de l'époque pour s'en persuader.
Cela dit, cette année, la transition ne devrait pas être trop violente. Cristiano Ronaldo, vainqueur de la Ligue des champions et de l'Euro, sera élu Ballon d'Or. Et ce n'est pas seulement pour ses triplés et quadruplés. Mais aussi parce qu'il a gagné les plus beaux titres qui étaient
Sneijder, Ballon d'Or vieille école
Ribéry, Ballon d'Or des journalistes
Pourquoi ? Parce que, historiquement et dans les choix des journalistes, le poids de la Coupe du monde et de l'Euro ont toujours pesé lourd. C'est pour ça que Sneijder, plus que Messi avait été préféré par le collège journalistique. Ces derniers avaient classé Messi 4e, derrière le Néerlandais, Iniesta et Xavi. Si l’on avait tenu compte que de leur vote, Sneijder aurait été récompensé.
Messi et ses 5 Ballons d'Or
Messi et ses 5 Ballons d'OrAFP
Aussi, le collège des journalistes a généralement (j'ai bien dit généralement) fait la distinction entre la notion de "meilleur joueur du monde" en absolu et celle de "joueur de l'année". En 2013, sans être le meilleur joueur du monde, Ribéry était celui de l'année. Assurément. Pourquoi ? Parce que ses accomplissements individuels avaient permis au Bayern de rafler la mise, en Ligue des champions notamment.
Que le Ballon d'Or sorte du giron de la FIFA, c'est aussi l'assurance de ne pas revoir les votes copinages des joueurs ou de certains sélectionneurs. Les "tu joues au Real avec moi donc je vote pour toi et pas pour les Barcelonais" et vice versa.
Cette année, ça ne pénalisera pas Ronaldo
Rassurez-vous, je ne suis pas en train de vous dire que les journalistes ne votent pas en fonction de la couleur de leur drapeau… C'est déjà arrivé par le passé (même entre 2010 et 2016) et certaines élections ont laissé pantois. Le poids croissant pris par les pays de l'est ou d’Europe centrale quand ceux-ci ont petit à petit accédé à leur indépendance au cours des années 90 a facilité les victoires de Pavel Nedved en 2003 ou d'Andrei Shevchenko en 2004. Le centre de gravité s'était clairement déplacé de l'ouest vers l'est. Il suffit de se pencher sur les résultats de l'époque pour s'en persuader.
Cela dit, cette année, la transition ne devrait pas être trop violente. Cristiano Ronaldo, vainqueur de la Ligue des champions et de l'Euro, sera élu Ballon d'Or. Et ce n'est pas seulement pour ses triplés et quadruplés. Mais aussi parce qu'il a gagné les plus beaux titres qui étaient

