Comment se fait la lutte contre la pauvreté au Mali? (suite)
Quant au gaz, il est passé de 2000 à 3500 voire même 4000 francs quand bien même l’objectif de sa subvention par le gouvernement était de réduire les pressions sur l’environnement.
Lors d’un point de presse, le Ministre de l’Économie a affirmé que la dette extérieure du Mali est maîtrisée. Selon lui, l’encours de la dette extérieure du Mali s’élève à 2 404 milliards de F CFA soit 32% du PIB (cf. Essor N° 18203 du 22 juin 2016). Et au cours de son interview réalisée le 17 juillet 2016 à l’ORTM, il nous parle de 2 448 milliards dont 1 700 milliards de dette extérieure viables jusqu’à l’an 2033. D’un autre côté, il parle aussi d’un objectif de mobilisation de fonds de 1 370 milliards en fin de 2016, ce qui va entrainer une crise de la dette.
Au Mali, l’encours de la dette était au 30 juin 2014 de 1 813 milliards 554 millions de francs CFA. Quant au service de la dette, il atteignait 149 milliards 429 millions de francs CFA. Donc, au vu de ce chiffre de 2 404 milliards de francs CFA, la dette du Mali a été presque multipliée par deux, elle augmente en dents de scie contrairement aux dires du Ministre.
...les fuites de capitaux (fraudes et évasion fiscales) des sociétés minières et les stratégies de rapatriement des bénéfices des filiales des sociétés multinationales au Mali vers leurs maisons mères au Nord ; pratiques anti croissance et anti démocratique que le Ministre de l’Économie et des Finances n’a malheureusement pas eu le courage politique de démasquer ni de dénoncer.
Ce comportement n’a cependant rien d’étonnant puisqu’il soutient la politique du FMI qui consiste à ce niveau, à augmenter l’impôt prélevé auprès des citoyennes et citoyens et de le baisser chez les sociétés surtout multinationales au service desquelles est le FMI.
Comment comprendre que le Mali soit classé pays pauvre et endetté alors qu’il affiche une production moyenne de 70 tonnes d’or par an ? La valeur totale des exportations d’or a atteint, en 2014, 863 milliards CFA. Soit, plus de 70 % des recettes d’exportation totale du Mali. Mais elle n’a contribué au budget qu’à hauteur de 254,3 milliards CFA. Soit 25 % des recettes budgétaires et 8 % du PIB . On assiste à des exonérations (405 milliards) et subventions dont on ne voit pas les retombées à la base. Pire elles n’ont aucun impact sur le prix final des produits.
Quant au gaz, il est passé de 2000 à 3500 voire même 4000 francs quand bien même l’objectif de sa subvention par le gouvernement était de réduire les pressions sur l’environnement.
Lors d’un point de presse, le Ministre de l’Économie a affirmé que la dette extérieure du Mali est maîtrisée. Selon lui, l’encours de la dette extérieure du Mali s’élève à 2 404 milliards de F CFA soit 32% du PIB (cf. Essor N° 18203 du 22 juin 2016). Et au cours de son interview réalisée le 17 juillet 2016 à l’ORTM, il nous parle de 2 448 milliards dont 1 700 milliards de dette extérieure viables jusqu’à l’an 2033. D’un autre côté, il parle aussi d’un objectif de mobilisation de fonds de 1 370 milliards en fin de 2016, ce qui va entrainer une crise de la dette.
Au Mali, l’encours de la dette était au 30 juin 2014 de 1 813 milliards 554 millions de francs CFA. Quant au service de la dette, il atteignait 149 milliards 429 millions de francs CFA. Donc, au vu de ce chiffre de 2 404 milliards de francs CFA, la dette du Mali a été presque multipliée par deux, elle augmente en dents de scie contrairement aux dires du Ministre.
...les fuites de capitaux (fraudes et évasion fiscales) des sociétés minières et les stratégies de rapatriement des bénéfices des filiales des sociétés multinationales au Mali vers leurs maisons mères au Nord ; pratiques anti croissance et anti démocratique que le Ministre de l’Économie et des Finances n’a malheureusement pas eu le courage politique de démasquer ni de dénoncer.
Ce comportement n’a cependant rien d’étonnant puisqu’il soutient la politique du FMI qui consiste à ce niveau, à augmenter l’impôt prélevé auprès des citoyennes et citoyens et de le baisser chez les sociétés surtout multinationales au service desquelles est le FMI.
Comment comprendre que le Mali soit classé pays pauvre et endetté alors qu’il affiche une production moyenne de 70 tonnes d’or par an ? La valeur totale des exportations d’or a atteint, en 2014, 863 milliards CFA. Soit, plus de 70 % des recettes d’exportation totale du Mali. Mais elle n’a contribué au budget qu’à hauteur de 254,3 milliards CFA. Soit 25 % des recettes budgétaires et 8 % du PIB . On assiste à des exonérations (405 milliards) et subventions dont on ne voit pas les retombées à la base. Pire elles n’ont aucun impact sur le prix final des produits.

