ous Ouattara, il n’y a pas d’alternative à la prison. L’héritier du père du dialogue, apôtre de la paix Félix Houphouët-Boigny fait fi des valeurs de tolérance et de la gouvernance de proximité. Enfermé dans sa bulle, il emprisonne, à tour de bras. Sans dialogue sincère, sans discussion comment peut-on appréhender les problèmes du peuple et les régler ? Ouattara aime le dialogue à son rythme et à ses conditions comme un bon chef d’entreprise. Il sait qu’il dispose de l’appareil répressif de l’Etat et peut en faire usage à tout moment. Il s’y adonne à cœur joie avec des emprisonnements choisis. Ce qui est scandaleux ici, c’est le caractère sélectif des candidats à la prison et la discrimination dans le traitement des dossiers par les juges. Tout est fait pour favoriser les amis du pouvoir ou les groupes influents et tout est mis en œuvre pour maintenir sans motifs valables derrière les barreaux, les ennemis et assimilés même pour les mêmes délits. Cela s’appelle de l’instrumentalisation.

