Ndogkoti (Sipandang , France) le 30/07/2016 Ã 20:24
Petit farceur Lis ceci
Côte-d’Ivoire Le billet de connection: Alassane Ouattara et la solution par la prison
La Côte d’Ivoire serait-elle devenue une prison à ciel ouvert ? Sous le fallacieux prétexte de la lutte contre l’impunité, on emprisonne à la pelle et on libère selon les humeurs et le bon vouloir du chef.
Il faut pourtant encourager la lutte contre l’impunité. Ne pas lutter contre l’impunité installerait notre pays dans le désordre et la chienlit. En toute chose, force doit rester à la loi.
Cependant l’emprisonnement systématique ne devrait pas constituer la réponse à toutes les transgressions de notre société toujours en quête d’un repère. L’emprisonnement, c’est l’option d’Alassane Ouattara depuis son accession au pouvoir. Loin de nous l’idée selon laquelle il faut bannir la prison. Quoique privative de liberté, la prison joue un rôle d’éducation et de resocialisation même si ces aspects sont souvent occultés au profit de ses aspects purement punitif et répressif. Mais se servir de l’épouvantail de la justice et de la prison comme d’un mode de gouvernance, nous semble aberrant dans une société ivoirienne en quête de réconciliation.
Hormis ceux qu’on qualifie de prisonniers de droit commun, les prisons ivoiriennes sous Ouattara regorgent de prisonniers d’opinion pour ne pas dire des prisonniers politiques, vocable rejeté par les tenants du pouvoir. Selon les sources, les chiffres de cette catégorie de prisonniers oscillent entre 240 et 450. Des chiffres qui seront revus à la hausse si l’on y intègre les prévenus des récents événements dans la crise des factures. C’est-à -dire ceux qui ont été arrêtés non pas en flagrant délit de destruction de biens mais dans les domiciles privés à Bouaké et ailleurs dans le pays.
« Un geôlier nous est né », affichait souvent en vignette un confrère de la presse bleue. Et rien ne semble arrêter « Ado solution » dans sa volonté de casser toute velléité de contestation de ses décisions et de saper le moral de ses opposants. Quel travail d’éducation aux valeurs de la République fait-il en amont pour amener ses compatriotes à se détourner des solutions désespérées ? « Je suis le prince, obéissez-moi simplement, je n’ai rien à vous expliquer », semble-t-il leur opposer.
Le chef de l’Etat ivoirien qui se réclame de la philosophie politique d’Houphouët exècre le dialogue, il considère la discussion et le débat comme du « bavardage inutile ». Ce n’est
Petit farceur Lis ceci
Côte-d’Ivoire Le billet de connection: Alassane Ouattara et la solution par la prison
La Côte d’Ivoire serait-elle devenue une prison à ciel ouvert ? Sous le fallacieux prétexte de la lutte contre l’impunité, on emprisonne à la pelle et on libère selon les humeurs et le bon vouloir du chef.
Il faut pourtant encourager la lutte contre l’impunité. Ne pas lutter contre l’impunité installerait notre pays dans le désordre et la chienlit. En toute chose, force doit rester à la loi.
Cependant l’emprisonnement systématique ne devrait pas constituer la réponse à toutes les transgressions de notre société toujours en quête d’un repère. L’emprisonnement, c’est l’option d’Alassane Ouattara depuis son accession au pouvoir. Loin de nous l’idée selon laquelle il faut bannir la prison. Quoique privative de liberté, la prison joue un rôle d’éducation et de resocialisation même si ces aspects sont souvent occultés au profit de ses aspects purement punitif et répressif. Mais se servir de l’épouvantail de la justice et de la prison comme d’un mode de gouvernance, nous semble aberrant dans une société ivoirienne en quête de réconciliation.
Hormis ceux qu’on qualifie de prisonniers de droit commun, les prisons ivoiriennes sous Ouattara regorgent de prisonniers d’opinion pour ne pas dire des prisonniers politiques, vocable rejeté par les tenants du pouvoir. Selon les sources, les chiffres de cette catégorie de prisonniers oscillent entre 240 et 450. Des chiffres qui seront revus à la hausse si l’on y intègre les prévenus des récents événements dans la crise des factures. C’est-à -dire ceux qui ont été arrêtés non pas en flagrant délit de destruction de biens mais dans les domiciles privés à Bouaké et ailleurs dans le pays.
« Un geôlier nous est né », affichait souvent en vignette un confrère de la presse bleue. Et rien ne semble arrêter « Ado solution » dans sa volonté de casser toute velléité de contestation de ses décisions et de saper le moral de ses opposants. Quel travail d’éducation aux valeurs de la République fait-il en amont pour amener ses compatriotes à se détourner des solutions désespérées ? « Je suis le prince, obéissez-moi simplement, je n’ai rien à vous expliquer », semble-t-il leur opposer.
Le chef de l’Etat ivoirien qui se réclame de la philosophie politique d’Houphouët exècre le dialogue, il considère la discussion et le débat comme du « bavardage inutile ». Ce n’est

