Le mariage interethnique
L’espoir naît aussi des mariages mixtes. D’ici le rendez-vous de la mort de Biya en 2024, il y aura moins de mariages endogamiques. Il faut reconnaître que le tribalisme a aussi été entretenu par le mode d’union des couples qui prévalait par le passé. Les parents cherchaient des épouses pour leurs fils et cela ne pouvait se faire que dans leur réseau de connaissance (village). Or, de plus en plus, cette pratique disparaît sous l’effet des rencontres à l’école et à l’étranger. Les jeunes de la génération sacrifiée (1980) sont presque toujours en conflit avec leurs parents sur ces questions. Ces jeunes défendent leurs choix interethniques au point de se désolidariser de leurs familles. L’amour ne sera plus tribal après le passage de la génération privilégiée de Biya. D’ici à ce que les jeunes de la génération 1980 prennent le pouvoir, le tribalisme aurait baissé. On ne saurait leur en dire autrement. Toute initiative qui est de nature à forcer la transmission intergénérationnelle du tribalisme est condamnable sur ce point.
La justice sociale
L’injustice à combattre dans toute République est le refus à un contribuable de prendre part aux décisions de la collectivité (qu’il ait un lien de parenté ou non). A l’époque de la révolution française où la société était dévorée par trois ordres (le Clergé, l’Aristocratie et la Bourgeoisie), c’est la fiscalité avait été retenue par les révolutionnaires comme étant un facteur de justice sociale et d’équité. Dans un article à paraître dans les prochains jours dans la Revue Perspectives & Sociétés, nous traitons de la citoyenneté en Afrique et mon article porte sur le cas du Cameroun. On observe par exemple que les citoyens de la capitale (appelés par le RDPC « personnalités ressources d’accompagnement ») qui payent leurs impôts dans une commune de la capitale, vont se faire élire ou voter/décider dans leurs villages respectifs (lieu d’origine) dans des circonscriptions électorales où ils ne contribuent pas à la vie publique (Kakdeu, 2013). Cette pratique doit être rompue comme en Suisse pour résoudre durablement le problème de tribalisme d’Etat au Cameroun. Il faudrait de par la loi changer le critère principal de définition de la citoyenneté qui est actuellement le lieu d’origine. Le nouveau citoyen devrait être celui qui paie ses impôts. Toute personne qui ne paie pas ses impôts devrait être exclue du système. Au niveau local, le contribuable devrait alors avoir le droit de regard
L’espoir naît aussi des mariages mixtes. D’ici le rendez-vous de la mort de Biya en 2024, il y aura moins de mariages endogamiques. Il faut reconnaître que le tribalisme a aussi été entretenu par le mode d’union des couples qui prévalait par le passé. Les parents cherchaient des épouses pour leurs fils et cela ne pouvait se faire que dans leur réseau de connaissance (village). Or, de plus en plus, cette pratique disparaît sous l’effet des rencontres à l’école et à l’étranger. Les jeunes de la génération sacrifiée (1980) sont presque toujours en conflit avec leurs parents sur ces questions. Ces jeunes défendent leurs choix interethniques au point de se désolidariser de leurs familles. L’amour ne sera plus tribal après le passage de la génération privilégiée de Biya. D’ici à ce que les jeunes de la génération 1980 prennent le pouvoir, le tribalisme aurait baissé. On ne saurait leur en dire autrement. Toute initiative qui est de nature à forcer la transmission intergénérationnelle du tribalisme est condamnable sur ce point.
La justice sociale
L’injustice à combattre dans toute République est le refus à un contribuable de prendre part aux décisions de la collectivité (qu’il ait un lien de parenté ou non). A l’époque de la révolution française où la société était dévorée par trois ordres (le Clergé, l’Aristocratie et la Bourgeoisie), c’est la fiscalité avait été retenue par les révolutionnaires comme étant un facteur de justice sociale et d’équité. Dans un article à paraître dans les prochains jours dans la Revue Perspectives & Sociétés, nous traitons de la citoyenneté en Afrique et mon article porte sur le cas du Cameroun. On observe par exemple que les citoyens de la capitale (appelés par le RDPC « personnalités ressources d’accompagnement ») qui payent leurs impôts dans une commune de la capitale, vont se faire élire ou voter/décider dans leurs villages respectifs (lieu d’origine) dans des circonscriptions électorales où ils ne contribuent pas à la vie publique (Kakdeu, 2013). Cette pratique doit être rompue comme en Suisse pour résoudre durablement le problème de tribalisme d’Etat au Cameroun. Il faudrait de par la loi changer le critère principal de définition de la citoyenneté qui est actuellement le lieu d’origine. Le nouveau citoyen devrait être celui qui paie ses impôts. Toute personne qui ne paie pas ses impôts devrait être exclue du système. Au niveau local, le contribuable devrait alors avoir le droit de regard

