Cela a influencé le milieu des analystes politiques qui, jusqu’à la nomination surprise de Marcel Niat Njifendi à la présidence du sénat, réfléchissaient dans la logique du « tout sauf un Bamiléké au pouvoir».
Il est peu probable que la (re)construction du Cameroun passe par cette logique identitaire. Le Cameroun a besoin que toutes ses forces vives adoptent une identité politique (Kakdeu, 2012a) autour d’une même table de croissance.
La jeunesse de la génération 1980 mettra fin au tribalisme quand il leur sera donné de gérer le pays. De nos jours, ils ne se définissent pas en fonction de leurs origines. Ils s’identifient par les vocables « génération sacrifiée », « génération consciente », « génération agissante », etc. En tant que Bamiléké, je suis aujourd’hui persuadé que, quoi que Biya fasse, il n’emmènera pas mes amis et partenaires bétis de ma génération (1980) à me détester. Lorsqu’on dit que les Bamilékés sont nombreux à l’étranger, on omet de parler en termes de pourcentage et de dire quel pourcentage de Bétis se retrouve aussi à l’étranger. J’ai déjà visité plus de 15 pays à travers le monde et partout où je suis passé, j’ai entendu les gens du pays dire que les Camerounais sont des « envahisseurs » sans distinction d’ethnies. Cela veut dire que la théorie de la frustration face à « l’envahissement » dont je parlais plus haut, vaut pour tout le monde à l’étranger. Des préjugés faisaient état de ce que les Bamilékés « aiment trop l’argent et sont doués pour le commerce ». Dans les activités commerciales, on observe que les Bétis qui ont dépassé ces préjugés réussissent mieux que les Bamilékés, ce qui veut dire que les Bamilékés n’ont aucun don naturel pour cette activité que les autres ethnies négligeaient. L’action publique correcte ne consiste pas à entretenir à travers les réseaux sociaux des préjugésmais, de sensibiliser les Camerounais sur l’égale capacité des uns et des autres à entreprendre et à réussir dans les filières scientifiques.
Il est peu probable que la (re)construction du Cameroun passe par cette logique identitaire. Le Cameroun a besoin que toutes ses forces vives adoptent une identité politique (Kakdeu, 2012a) autour d’une même table de croissance.
La jeunesse de la génération 1980 mettra fin au tribalisme quand il leur sera donné de gérer le pays. De nos jours, ils ne se définissent pas en fonction de leurs origines. Ils s’identifient par les vocables « génération sacrifiée », « génération consciente », « génération agissante », etc. En tant que Bamiléké, je suis aujourd’hui persuadé que, quoi que Biya fasse, il n’emmènera pas mes amis et partenaires bétis de ma génération (1980) à me détester. Lorsqu’on dit que les Bamilékés sont nombreux à l’étranger, on omet de parler en termes de pourcentage et de dire quel pourcentage de Bétis se retrouve aussi à l’étranger. J’ai déjà visité plus de 15 pays à travers le monde et partout où je suis passé, j’ai entendu les gens du pays dire que les Camerounais sont des « envahisseurs » sans distinction d’ethnies. Cela veut dire que la théorie de la frustration face à « l’envahissement » dont je parlais plus haut, vaut pour tout le monde à l’étranger. Des préjugés faisaient état de ce que les Bamilékés « aiment trop l’argent et sont doués pour le commerce ». Dans les activités commerciales, on observe que les Bétis qui ont dépassé ces préjugés réussissent mieux que les Bamilékés, ce qui veut dire que les Bamilékés n’ont aucun don naturel pour cette activité que les autres ethnies négligeaient. L’action publique correcte ne consiste pas à entretenir à travers les réseaux sociaux des préjugésmais, de sensibiliser les Camerounais sur l’égale capacité des uns et des autres à entreprendre et à réussir dans les filières scientifiques.

