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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 20 juillet 2016 à 8h58
j’ai bel et bien galéré avec des camarades bétis dont les parents n’étaient pas du clan. Pourquoi ces pauvres jeunes camerounais doivent-ils payer pour Biya alors qu’on connaît bien par exemple l’identité des membres du clan qui étudient à l’étranger aux frais du contribuable?
Beaucoup de personnes crient au tribalisme à cause de leurs histoires personnelles ou à cause de l’histoire de leurs familles respectives qui ont été victimes du système de répression du citoyen indélicat. Il n’est pas vrai aujourd’hui de dire que tous les Bamilékés sont discriminés. Comme je le montre plus bas, ceux qui font le jeu du régime sont intégrés. De nos jours, la problématique de la discrimination au Cameroun est plus politique que tribale. Le combat politique de nos jours ne saurait tourner essentiellement autour de l’histoire des familles comme c’est le cas à l’UPC. Il est clair qu’on ne refera pas l’histoire et que le fait de rechercher la légitimité politique sur la base d’un tort qu’on aurait subi par le passé est une approche opportuniste inadéquate avec les exigences de la (re)construction nationale.
L’on voit les méfaits sur la qualité de vie des Blancs en Afrique du Sud de nos jours. Je ne sais pas si Monsieur Nganang fait partie des personnes qui demandent réparation mais, ses agissements tendent à provoquer la sortie des épines sur le cactus. La majorité de Camerounais d’origine Bamiléké estiment qu’ils sont discriminés dans l’appareil de l’Etat. Ayant été exclus de l’axe du pouvoir dans les années 1950-1960, les Bamilékés n’ont pas eu d’autre choix que de se rabattre par instinct de survie sur l’activité commerciale. Les peuls, exclus du pouvoir dans d’autres pays africains comme en Guinée, ont eu le même instinct de survie. L’axe Nord-Sud qui prévaut au Cameroun aujourd’hui crée des frustrations et engendre la logique des « tours » : A quand notre tour, se demandent chaque ethnie ? Certains hommes politiques et intellectuels indélicats veulent plonger le Cameroun dans la logique du « rattrapage ethnique » qui s’appelle officiellement « équilibre régional ». Dans le milieu des non-Bamilékés, on entend dire que les Bamilékés ont déjà « trop eu » et qu’ils « n’ont plus droit à rien » tandis que dans les milieux des Bamilékés, on estime que les Bétis « ont tout pris » et que « le tour » des Bamilékés devrait arriver puisque les « nordistes ont déjà eu pour eux ». Cela a influencé le milieu des analystes politiques qui, jusqu’à la nomination surprise de Marcel
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