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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 20 juillet 2016 à 8h56
On entend dire aux Ndjong de rentrer chez eux de la même façon qu’on demande aux Bamilékés à Yaoundé de rentrer chez eux.
Sans cautionner cette pratique, il convient de la comprendre et de nuancer les jugements. Les Bétis ne doivent pas être brûlés vifs car, on observe partout dans le monde que « l’envahissement » un phénomène susceptible de créer des replis identitaires. La misère et la situation précaire de l’économie nationale n’arrangent pas les choses.. La prise de conscience par les auteurs des difficultés liées à l’urbanisation est de nature à permettre aux uns et aux autres d’améliorer la coexistence. La sensibilisation sur les problèmes sociaux de l’urbanisation anarchique est une action possible susceptible d’être mener pour calmer les tensions tribales.


Les réalités du pouvoir

Sans toutefois cautionner le népotisme, il convient de reconnaître que la pratique du pouvoir se repose souvent sur la confiance et que deux milieux sont réputés fournir les alliés de confiance : l’école et la famille/clan. Tous les hommes politiques du monde s’entourent pour des raisons de confiance des camarades de classe, des proches ou des membres du clan. Il suffit de faire le tour des différents cabinets des grands leaders pour s’en rendre compte. En Afrique où les institutions démocratiques (notamment pour les contrôles verticaux et horizontaux) sont encore fragiles, cette pratique proche du népotisme est bien plus attestée. C’est aussi le cas au Cameroun. Hier, c’était la pratique utilisée par Ahidjo. Aujourd’hui, c’est Biya qui s’en sert. Rien ne nous dit que demain, Niat le Président par intérim qui est Bamiléké et qui pourra changer le gouvernement ne s’en servira pas.

Sans toutefois prétendre justifier que 65% de l’élite politico-administrative depuis 1982 soit béti, je précise quand même qu’il s’agit d’un clan politique (« élites prédatrices », Atéba Eyéné, 2008) et non du peuple béti. Monsieur Biya s’entoure des personnes de sa génération (camarades de banc) et de son clan (famille élargie et autres familles ayant joué un rôle dans sa vie). Dans les faits, on observe que le peuple béti est victime d’un président béti comme le montre Atéba Eyéné (2008). Cela veut dire que si l’on veut s’attaquer à Biya, alors il faudrait s’attaquer à son clan et aux personnes de sa génération avec qui il dirige le pays sans partage depuis 30 ans. Pendant mes études au Cameroun et en Europe, j’ai bel et bien galéré avec des camarades bétis dont les parents n’ét
Merci de patienter...
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