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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 20 juillet 2016 à 8h55
Dans les faits, on observe d’une part que le Cameroun accède à l’indépendance avec un préjugé sur les Bamilékés ; Les personnes non-bamilékés nées pendant les années 1960 et qui sont aux affaires aujourd’hui ont grandi avec ces préjugés. D’autre part, le Cameroun s’est décolonisé avec un problème Bamiléké ; certains parlent de génocide bamiléké. Les enfants bamilékés nés pendant cette période ont grandi avec une blessure historique. L’interaction mal négociée entre ces deux catégories de citoyens crée des conflits cognitifs (kakdeu, 2012a) qui se présentent comme une bombe à retardement ou un cactus traversant la sécheresse...
Avec du recul, il faut nuancer les sentiments de rejet dont peuvent être victimes les «allogènes [populations installées suite à l’exode rural) » dans les centres urbains et notamment les capitales. Dans tous les pays du monde, lorsque l’urbanisation est très intense, les populations « autochtones » se sentent agressées, acculées, pillées voire même « violées [dans leur intimité]». Ces dernières ont l’impression de ne plus exister. Elles lancent des cris de détresse allant dans le sens de la préservation de leur culture et de leurs lignées. Elles revendiquent des privilèges voire l’indemnisation pour cette occupation agressive de leur espace naturel. Dans la plupart des cas à travers le monde, des privilèges leur sont accordés et cela est perçu par les « allogènes » comme étant de la discrimination ou de l’injustice.

Le cas du Cameroun ne saurait en être autrement. Soyons réalistes ! La capitale a été implantée en pays béti et les filles et les fils bétis en jouissent des avantages. Si cette capitale avait été implantée ailleurs au Cameroun, la situation n’aurait pas changé comme à Douala par exemple. Arrêtons de manipuler le peuple avec des mobiles qui relèvent de l’histoire des métropoles ou des réalités de la pratique administrative. Au niveau national, la situation de frustration vécue par les « allogènes » à Yaoundé est la même que celle vécue dans toutes les capitales régionales. A Bafoussam par exemple, les autres Bamilékés se plaignent de ségrégation. A Bafang, c’est le lieu de le reconnaître, la discrimination contre les « Ndjong [Bamilékés venus du Nord : Hauts-plateaux, Koungki, Menoua, Bamboutos, Mifi]» est aussi forte que la discrimination contre les Bamilékés à Yaoundé. J’ai vu jeter la pierre à un enfant Ndjong tout simplement parce qu’il était Ndjong. On entend dire aux Ndjong de rentrer chez eux de la même faço
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