@Tous,
Si l’on demande aux Camerounais issus de différentes ethnies notamment les Bamilékés et les Béti pourquoi ils se détestent mutuellement, beaucoup n’auront pas une réponse concrète. L’on comprendrait que la haine entretenue est gouvernée beaucoup plus par l’instinct que par la raison. L’instinct a développé des raisons qui se fondent en préjugés. Les Bamilékés et les Bétis entretiennent mutuellement un certain nombre de préjugés qui, en fait, s’avèrent ridicules lorsque l’on y jette un regard scientifique.
En effet, Bamiléké comme Béti, nous sommes tous et toutes des imbéciles parce qu’à son départ, le colon nous a dressé les uns contre les autres pour des raisons impériales et nous le demeurons jusqu’à nos jours sans discernement. Comme le rapporte des auteurs comme Weil P. (2002), le colon nous a embarqué honteusement dans le développement des théories farfelues sur l’existence des races/ethnies supérieures/inférieures disposant des habilités scientifiques et/ou commerciales plus/ moins que les autres. Pour le cas du Cameroun, des gens comme Lamberton J. (1960) ont même dit que les Bamilékés étaient un « caillou dans les chaussures » du jeune Etat indépendant. Quand on fait de telle déclaration en laissant le pouvoir entre les mains d’une tribu en dépit de l’autre comme au Rwanda, cela ne peut être qu’un mot d’ordre donné à la tribu en possession du pouvoir d’éliminer les autres (retirer de la chaussure le caillou que représente la tribu rebelle qui « gêne »). Et les actions de répression contre les Bamilékés ne se sont pas fait attendre comme en énumèrent Mbembé A. (1984), Joseph R. A. (2000), Deltombe T., Domergue M.et Tatsita J. (2011). Les premières décennies de la « décolonisation » ont été appelées le « traumatisme fondateur » (Laneyrie E., 2008). On a commencé à parler avec récurrence du « problème national [équation de l’intégration nationale]» (Mbembé A., 1984 ; Mbuyinga E., 1989) qui n’a pas encore trouvé de solution
Si l’on demande aux Camerounais issus de différentes ethnies notamment les Bamilékés et les Béti pourquoi ils se détestent mutuellement, beaucoup n’auront pas une réponse concrète. L’on comprendrait que la haine entretenue est gouvernée beaucoup plus par l’instinct que par la raison. L’instinct a développé des raisons qui se fondent en préjugés. Les Bamilékés et les Bétis entretiennent mutuellement un certain nombre de préjugés qui, en fait, s’avèrent ridicules lorsque l’on y jette un regard scientifique.
En effet, Bamiléké comme Béti, nous sommes tous et toutes des imbéciles parce qu’à son départ, le colon nous a dressé les uns contre les autres pour des raisons impériales et nous le demeurons jusqu’à nos jours sans discernement. Comme le rapporte des auteurs comme Weil P. (2002), le colon nous a embarqué honteusement dans le développement des théories farfelues sur l’existence des races/ethnies supérieures/inférieures disposant des habilités scientifiques et/ou commerciales plus/ moins que les autres. Pour le cas du Cameroun, des gens comme Lamberton J. (1960) ont même dit que les Bamilékés étaient un « caillou dans les chaussures » du jeune Etat indépendant. Quand on fait de telle déclaration en laissant le pouvoir entre les mains d’une tribu en dépit de l’autre comme au Rwanda, cela ne peut être qu’un mot d’ordre donné à la tribu en possession du pouvoir d’éliminer les autres (retirer de la chaussure le caillou que représente la tribu rebelle qui « gêne »). Et les actions de répression contre les Bamilékés ne se sont pas fait attendre comme en énumèrent Mbembé A. (1984), Joseph R. A. (2000), Deltombe T., Domergue M.et Tatsita J. (2011). Les premières décennies de la « décolonisation » ont été appelées le « traumatisme fondateur » (Laneyrie E., 2008). On a commencé à parler avec récurrence du « problème national [équation de l’intégration nationale]» (Mbembé A., 1984 ; Mbuyinga E., 1989) qui n’a pas encore trouvé de solution

