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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Eva Eva a écrit le 10 juillet 2016 à 18h25
............." Mais qu’est-ce que la paix ?

Beaucoup l’envisagent comme une tranquillité à l’écart des problèmes du monde ou des gens compliqués à vivre : mais ce pseudo confort n’est pas la paix mais plutôt une sorte d’indifférence. Un moindre mal qui dispense d’avoir à inventer audacieusement des solutions, voire à s’affronter courageusement.

On la conçoit aussi comme le résultat d’une lutte pour faire disparaître des tensions, des dangers, des désordres, de l’agressivité, de la violence. Ce n’est pas faux, ni inutile. Toutefois, lorsqu’il y a combat, il est rare qu’il n’y ait pas des vainqueurs et des vaincus, et souvent des vivants et des morts. Sur la scène internationale, la fin d’une guerre est toujours accueillie avec soulagement mais avec combien de victimes ! Or, la paix selon l’Évangile, veut la vie pour tous, sans naïveté ni complaisance, mais sans disqualifier.

La paix de l’Évangile n’est pas combat contre l’autre mais d’abord avec soi-même. La paix commence en chacun lorsque nous cherchons à dissiper nos élans de peur ou de haine vis-à-vis de l’autre. Si nous abordons l’autre avec de l’animosité, de la méfiance, du jugement, il le ressentira et cela fermera tout dialogue et ne pourra qu’attiser sa propre violence. Nous sommes plus efficaces et agréables lorsque nous sommes confiants et paisibles que lorsque nous sommes inquiets et énervés. Pour être artisans de paix, il faut se désarmer intérieurement. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut éteindre toute sensibilité, devenir froids et nier les problèmes. S’il faut négocier avec l’autre pour qu’il reconnaisse et abandonne sa violence, le combat sera, non contre lui, mais contre la part obscure qui est en lui comme cette part de ténèbres peut exister en moi, tout en valorisant la part de lumière qui subsiste en lui et veut grandir en lui et entre nous. Mais cela ne pourra pas se faire sans miséricorde, sans un terrain qui donne la sécurité pour que l’autre assume sa faiblesse et ses erreurs en vérité. Nous le savons nous-mêmes : lorsque nous combattons intérieurement et que nous prenons conscience de nos fragilités, pour ne pas sombrer et même désespérer, il est fondamental d’être ressaisis par la miséricorde de Dieu, par cette confiance infinie qui nous redise le prix de notre vie et la possibilité de nous relever et de rebondir, voire de continuer de marcher avec nos imperfections. C’est aussi par la bienveillance des autres que nous goûtons à la miséricorde qui nous es
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