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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Rrrr Rrrr de Djombé-Pendja a écrit le 28 mai 2016 à 8h44
Dans un rapport intitulé « Chocolat chaud. Comment le cacao a alimenté le conflit en Côte d’Ivoire » établi par Global Witness en juin 2007, Bictogo sera présenté comme celui qui a « facilité l’exportation de fèves de cacao en provenance de la zone contrôlée par les FN pour le compte de la Soeximex, moyennant paiement » ; il est dit aussi que « dans la pratique, [Bictogo] gérait l’usine de Bobo-Dioulasso » (usine de traitement des fèves de cacao). En 2010, au siège d’une de ses multiples sociétés, en l’occurrence MLVA Consulting aux « Deux Plateaux », on retrouvera un de ses vigiles (Joël Vy Bi Tibé) noyé dans sa piscine, sans que cette mort ne soit jamais élucidée.

Autres scandales, outre les faux rapports qu’il dressait à l’intention du président Ouattara sur la crise malienne où il était mandaté par la CEDEAO pour négocier une issue, Adama Bictogo se serait aussi compromis dans des transactions personnelles sur des mines d’or avec la junte militaire du capitaine Sanogo qui a renversé le président Amadou Toumany Touré.

C’est ce personnage au parcours particulièrement tumultueux qui a trouvé en Guinée une fertile terre d’affaires. L’escroc international aurait déjà obtenu le contrat de traitement des déchets et ordures. C’est déjà grave, mais le pire est que l’ACGP et le ministère de la sécurité voudraient aussi lui confier clandestinement la souveraine et stratégique mission de fabrication du passeport biométrique et de la carte d’identité numérique de la Guinée. Sans aucune procédure régulière. Un gros scandale, un crime à l’horizon dont se rendraient personnellement coupables le ministre de la sécurité, Mouramany Cissé et l’administrateur de l’ACGP Mamady Condé alias Tales. Pour quels intérêts ces deux hauts cadres tirent la Guinée si bas ? Sont-ils aussi impliqués dans les scandales qui éclaboussent Bictogo au point de vouloir l’imposer au président Alpha Condé ?

Cet agissement clandestin consistant à couvrir un bandit à col blanc, renvoyé par son propre président, Allassane Ouattara, poursuivi par la justice ivoirienne, est manifestement un coup de poignard dans le dos du président Alpha Condé.

Quel crédit accorder à un pays dont les dirigeants se permettent de se remettre poings et pieds liés à des affairo-politiques comme Bictogo ? Le président de la République, soucieux de faire de la Guinée un état respectable sur la scène internationale, ne mérite pas une telle imposture de la part des hauts cadres surtout qui lui sont si proches c
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