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Toli Sous le Manguier

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Le Sultan Le Sultan a écrit le 9 mai 2016 à 12h05
Le Cameroun mis au pas ?
« La République française appuiera la candidature de la République du Cameroun aux organisations internationales dont celle-ci ne fait pas encore partie. Le Gouvernement français mettra à la disposition du Gouvernement camerounais la documentation élaborée par les organismes et les archives se rapportant aux affaires camerounaises. ».
Comme à un bébé à qui on donne le lait sans lui dire d’où il provient, voilà ce que la France offre au Cameroun sur un plateau d’argent. Si cela a servi lors du conflit qui opposa jadis le Cameroun à son voisin le Nigéria sur la péninsule de Bakassi, il n’empêche que l’on dise que la France n’a jamais rien fait pour que le Cameroun retrouve ses frontières héritées du protectorat allemand. Cela s’appelle aussi la coopération diplomatique ! Et comme si toute cette fourberie ne servait à rien, la France a pris la peine de mettre des garde-fous dans l’article 6 qui stipule : « Aucune des dispositions du présent traité ne saurait être interprétée comme portant atteinte à celles de la Charte des Nations Unies ou des Traités et Engagements présentement en vigueur entre l’un des deux Etats contractants et des Etats tiers. Aucune des dispositions du présent traité ne doit non plus être interprétée comme comportant pour l’un d’entre eux une limitation de pouvoir de négocier et de conclure des traités, conventions ou autres actes internationaux. ».

Quelle belle manière de se dédouaner ! Pourtant, l’expérience a prouvé que les Chefs d’Etat Africains des pays d’expression française qui avaient, un tant soit peu tenté de conclure des traités et des conventions à l’insu de la France avaient, soit été rappelés à l’ordre, soit tout simplement été remplacés par plus proches et plus dociles à la France, qu’eux. Le cas de la République Centrafricaine est le plus parlant. Pour calmer le jeu en ce qui concerne ledit traité, l’on a mis la charrue avant les bœufs en prévenant toute crise pouvant surgir du fait de sa signature. Cette prévention et surtout cette sagesse se trouve en l’article 7 : « Les Hautes Parties contractantes conviennent que tout différend au sujet de l’application ou de l’interprétation du présent traité qu’elles ne seraient pas parvenues à résoudre par les négociations directes sera réglé suivant les procédures prévues par le droit international. ».
Merci de patienter...
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