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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le Sultan Le Sultan a écrit le 9 mai 2016 à 12h05
matiques et consulaires français ».
Il ne pouvait en être autrement. Aucun citoyen digne de ce nom ne peut accepter recevoir des ordres d’un pays tiers et les respecter. Une fois de plus, la mainmise de la France est prouvée car dans ces conditions-là, le Gouvernement camerounais doit au préalable saisir le Gouvernement français. Où est donc l’indépendance du Cameroun dans tout cela ? Et dans le cas où les intérêts français et camerounais seraient antagonistes, qu’adviendrait-il ? Et pour se dédouaner en cas de problème, le Gouvernement français semble ouvrir une porte au Gouvernement camerounais dans l’article 4. « Sur la demande du Gouvernement de la République du Cameroun, le Gouvernement de la République française fournira l’aide technique nécessaire à l’organisation et à la formation des corps diplomatique et consulaire camerounais. ». Un aveu de supériorité qui ne dit pas son nom. Qu’est-ce qui a empêché la France de former ce personnel pendant qu’elle administrait le Cameroun ?
La réponse est simple, la France pensait pouvoir administrer à sa guise le Cameroun et avec l’onction de l’ONU, pendant très longtemps encore. La France et le Général Charles De Gaulle avec, a été surprise de voir ces « barbares » réclamer aussi rapidement leur indépendance, une indépendance à laquelle la France ne pensait pas, voulant continuer à piller sans cesse un pays qu’elle n’avait pourtant pas colonisé. Car, il faut bien le rappeler, le Cameroun n’était pas une colonie de l’Allemagne mais un protectorat. Il n’en était pas non plus pour la France qui l’avait acquis grâce à un mandat de l’ONU après la défaite de l’Allemagne en 1918. La France, au Cameroun comme au Togo, n’avait jamais tenu ses engagements vis-à-vis de l’ONU et avait administré ce deux pays comme des colonies et c’est la raison pour laquelle les deux se retrouvent dans la zone CFA de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Et en contrepartie de cette mainmise sur le Cameroun, voici ce que propose la France dans l’article 5.
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