LA VRAIE FAUTE DE MARCO MBELLA
c'est d'avoir oublié que les Sawa, Basa'a-Mpoo, Bamiléké, Bamoum, Baya, Pygmées Baka, Betis be Nanga, et j'en passe, existaient déjà depuis des siècles, bien avant l'arrivée des Portugais sur nos côtes. Quelqu'un dont les ancêtres sont nés et grandis dans cet espace - qui n'est devenu Kamerun puis Cameroun que récemment - doit-il demander la permission pour venir sur la terre de ses ancêtres? Comment devient-on Camerounais? par le sang? Le sol? Il est peut-être temps que notre Assemblée nationale se penche sur la question. Pour ma part, je vote pour la double nationalité. Je crois fermement que tous mes jeunes sœurs et frères qui sont partis chercher fortune ailleurs et qui par la force des choses ont dû répondre aux exigences de la société des Blancs en adoptant leur nationalité, ont autant de droits que moi, sur les terres laissés par notre père au village. Cependant je leur contesterai le droit d'occuper de hautes fonctions, pour éviter qu'en cas de bêtises, ils fassent appel à leur ambassade- comme Lydienne Eyoum
c'est d'avoir oublié que les Sawa, Basa'a-Mpoo, Bamiléké, Bamoum, Baya, Pygmées Baka, Betis be Nanga, et j'en passe, existaient déjà depuis des siècles, bien avant l'arrivée des Portugais sur nos côtes. Quelqu'un dont les ancêtres sont nés et grandis dans cet espace - qui n'est devenu Kamerun puis Cameroun que récemment - doit-il demander la permission pour venir sur la terre de ses ancêtres? Comment devient-on Camerounais? par le sang? Le sol? Il est peut-être temps que notre Assemblée nationale se penche sur la question. Pour ma part, je vote pour la double nationalité. Je crois fermement que tous mes jeunes sœurs et frères qui sont partis chercher fortune ailleurs et qui par la force des choses ont dû répondre aux exigences de la société des Blancs en adoptant leur nationalité, ont autant de droits que moi, sur les terres laissés par notre père au village. Cependant je leur contesterai le droit d'occuper de hautes fonctions, pour éviter qu'en cas de bêtises, ils fassent appel à leur ambassade- comme Lydienne Eyoum

