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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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mutation mutation de yaoundé a écrit le 12 juillet 2005 à 8h59
@ tous: voici comment se porte le kamerun
(juste pour changer un peu ,com c'est la treve sportive)

Francky Betrand Béné, La Nouvelle Expression

Un réseau mis à nu à la délégation générale à la Sûreté nationale. Plusieurs responsables en fuite. Le déluge perceptible.

La machine était bien huilée. Mais, une ponction de trop a été fatale pour l’inspecteur de police qui médite actuellement son sort à la prison centrale de Kondengui en compagnie d’un certain Essomba et autres. Coupables d’avoir détourné, dans les finances publiques, plusieurs millions de Fcfa. Une vague d’arrestations qui a aussitôt provoqué la fuite du commissaire principal Georges Belinga présenté comme le cerveau du gang et lequel se trouverait en sécurité, quelque part, dans la République gabonaise. Flanqué d’un autre inspecteur de police. C’est que, selon des informations dignes de foi, par le truchement d’un système, qui consistait à gonfler les listes des pensionnaires du Centre d’instruction et d’application de la police (Ciap) sis à Mutenguene, le commissaire principal, Georges Belinga, chef de service de la discipline et consorts, ont réussi à puiser, dans les caisses de l’Etat, des milliards de francs Cfa.

Ciap.

Pour ce faire, toujours selon nos informations, le commissaire Belinga et sa suite ne manquaient pas d’astuces et, surtout, des complices. Car, le chef de la discipline au Ciap, qu’il a du reste déserté depuis longtemps, usait de ses prérogatives pour ajouter aux listes définitives des élèves policiers bénéficiaires de bourse, des noms fictifs. Pour une fois, le coup fumant réussi, prélever le trop perçu. A ce niveau, des cartes nationales d’identité étaient établis aux soi-disant policiers qui s’en allaient toucher le magot. Un manège qui a longtemps fonctionné grâce à la complicité active de plusieurs vrais policiers dont l’inspecteur Ngalamou et des services financiers et comptables de la police ainsi que d’un certain billeteur en chef. Et fait perdre à l’Etat camerounais beaucoup d’argent. Du moins, si l’on base sur le butin amassé par les membres du vaste réseau.

Magnat.

A Soa, où il résidait dans une impressionnante villa construite rubis sur ongle, le commissaire de police Georges Belinga était devenu un véritable magnat. Propriétaire de plusieurs affaires (Cabaret, poissonnerie,etc). Et son parking était composée de plusieurs grosses cylindrées. Les autres membres du réseau n’en étaient pas moins nantis,l’inspecteur de police Ngalamou par ailleurs chauffeur du Commissaire divisionnaire Ebénézer Peh Peh- ex commandant du Ciap de Mutenguene- est également propriétaire de plusieurs biens. Idem, pour les autres membres du réseau qui va certainement s’agrandir dans les prochains jours. Car, la conviction des services du Ministère de l’Economie et des finances est qu’un tel réseau n’a pas pu fonctionner pendant plusieurs années sans la complicité de plusieurs hauts gradés postés à la direction des ressources humaines et ailleurs. Vrai ou faux ? Toujours est-il que l’enquête en cours et les arrestations programmées des autres animateurs des détournements de fonds publics nous réservent des surprises.
Merci de patienter...
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