journal mutation
A Monsieur Paul Biya
Pourquoi avez-vous oublié Denise et ses enfants ?
Lettre de Mme Fochivé au Président de la République.
Excellence,
C’est dans la désolation que je me permets, par l’intermédiaire de la presse, de vous rappeler mes respects et mes doléances. A plusieurs reprises, j’ai demandé des audiences pour vous rencontrer sans succès. Je vous ai envoyé des correspondances qui n’ont jamais eu de réponse de votre part. Les différents facilitateurs que j’ai eu à rencontrer, deux sont morts et trois sont vivants.
Ce que j’ai à vous dire n’est que la vérité. Celle qui vient du Dieu créateur d’amour et de fidélité.
J’ai fait votre connaissance lors d’une de mes maternités à l’Hôpital Central de Yaoundé. Vous étiez à la terrasse assis sur un banc avec votre feue épouse Jeanne Irène Biya, Sage femme de cette institution hospitalière à 23H00. Lorsque j’allais coucher mon nouveau-né, par politesse nous nous sommes salués. Les nuits qui précédaient la garde de votre épouse, vous étiez toujours à ses côtés. Ceci m’avait beaucoup marquée, car je n’avais pas vu les autres Sages femmes se faire assister dans leur travail par leur époux. Par la suite, j’ai attiré l’attention de mon mari sur cette belle histoire d’affection et d’amour. Mon époux est allé à votre rencontre et vint me dire ceci: «Ce couple a l’air gentil, surtout la femme, mais elle n’est pas très belle et le mari est un beau garçon».
Je répondis que l’amour c’est dans le coeur et non sur la peau. A ma sortie de la maternité, Madame Biya me rendit visite à mon domicile. C’est ainsi que nous sommes devenues des amies. Cette amitié me fit découvrir un couple sérieux, simple et discret. Madame avait un attachement particulier pour les enfants. Mon appréciation vis-à -vis de vous a amené mon époux à attirer l’attention du chef de l’Etat Ahmadou Ahidjo sur votre sérieux. Le président lui demanda d’où lui venait cette source d’information, il lui répondit: c’est de mon épouse Denise. La petite fille? Oui, c’est une fille qui dit toujours la vérité. Rien que cette phrase avait convaincu le président Ahmadou Ahidjo. Dès lors, vous êtes entré au centre de son coeur comme dans le mien et celui de mon époux. Quelques mois plus tard, il fit de vous son directeur de cabinet.
Lorsque le président parlait de vous à mon mari, il disait: «le protégé de votre épouse Denise». Ahidjo, en faisant de vous son successeur sans avis de personne, explique la grande confiance que mon mari et moi lui avons mise.
L’esprit de Dieu ne me lâche pas, l’esprit d’Ahidjo m’accuse et l’esprit de Fochivé me dit lève-toi et parle la vérité.
Monsieur Biya, pourquoi vous ne vous êtes jamais posé la question de savoir comment se portent Denise et ses enfants?
Pourquoi vous ne demandez pas ce qu’est devenue la famille Fochivé après son décès?
Je demande à Chantal Biya en souvenir des services que mes enfants lui ont rendus à un moment de sa vie.
Je demande à Franck Biya et son épouse, qui est ma nièce, tous de se joindre à moi et qu’ensemble nous prions le Seigneur Dieu de vous libérer et qu’il vous accorde la faveur du Bien.
A Monsieur Paul Biya
Pourquoi avez-vous oublié Denise et ses enfants ?
Lettre de Mme Fochivé au Président de la République.
Excellence,
C’est dans la désolation que je me permets, par l’intermédiaire de la presse, de vous rappeler mes respects et mes doléances. A plusieurs reprises, j’ai demandé des audiences pour vous rencontrer sans succès. Je vous ai envoyé des correspondances qui n’ont jamais eu de réponse de votre part. Les différents facilitateurs que j’ai eu à rencontrer, deux sont morts et trois sont vivants.
Ce que j’ai à vous dire n’est que la vérité. Celle qui vient du Dieu créateur d’amour et de fidélité.
J’ai fait votre connaissance lors d’une de mes maternités à l’Hôpital Central de Yaoundé. Vous étiez à la terrasse assis sur un banc avec votre feue épouse Jeanne Irène Biya, Sage femme de cette institution hospitalière à 23H00. Lorsque j’allais coucher mon nouveau-né, par politesse nous nous sommes salués. Les nuits qui précédaient la garde de votre épouse, vous étiez toujours à ses côtés. Ceci m’avait beaucoup marquée, car je n’avais pas vu les autres Sages femmes se faire assister dans leur travail par leur époux. Par la suite, j’ai attiré l’attention de mon mari sur cette belle histoire d’affection et d’amour. Mon époux est allé à votre rencontre et vint me dire ceci: «Ce couple a l’air gentil, surtout la femme, mais elle n’est pas très belle et le mari est un beau garçon».
Je répondis que l’amour c’est dans le coeur et non sur la peau. A ma sortie de la maternité, Madame Biya me rendit visite à mon domicile. C’est ainsi que nous sommes devenues des amies. Cette amitié me fit découvrir un couple sérieux, simple et discret. Madame avait un attachement particulier pour les enfants. Mon appréciation vis-à -vis de vous a amené mon époux à attirer l’attention du chef de l’Etat Ahmadou Ahidjo sur votre sérieux. Le président lui demanda d’où lui venait cette source d’information, il lui répondit: c’est de mon épouse Denise. La petite fille? Oui, c’est une fille qui dit toujours la vérité. Rien que cette phrase avait convaincu le président Ahmadou Ahidjo. Dès lors, vous êtes entré au centre de son coeur comme dans le mien et celui de mon époux. Quelques mois plus tard, il fit de vous son directeur de cabinet.
Lorsque le président parlait de vous à mon mari, il disait: «le protégé de votre épouse Denise». Ahidjo, en faisant de vous son successeur sans avis de personne, explique la grande confiance que mon mari et moi lui avons mise.
L’esprit de Dieu ne me lâche pas, l’esprit d’Ahidjo m’accuse et l’esprit de Fochivé me dit lève-toi et parle la vérité.
Monsieur Biya, pourquoi vous ne vous êtes jamais posé la question de savoir comment se portent Denise et ses enfants?
Pourquoi vous ne demandez pas ce qu’est devenue la famille Fochivé après son décès?
Je demande à Chantal Biya en souvenir des services que mes enfants lui ont rendus à un moment de sa vie.
Je demande à Franck Biya et son épouse, qui est ma nièce, tous de se joindre à moi et qu’ensemble nous prions le Seigneur Dieu de vous libérer et qu’il vous accorde la faveur du Bien.

