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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Benson Benson a écrit le 19 juin 2015 à 6h51
Karl Toko Ekambi a bouclé dimanche soir à Yaoundé une saison remarquable avec le maillot des Lions Indomptables lors des éliminatoires de la CAN. Une « expérience fabuleuse » qui ne fait que renforcer son désir de progression vers le très haut niveau.

Karl, comment avez-vous vécu ce supplément de programme avec la prestigieuse sélection du Cameroun ? Vous nous auriez traités de fou si on vous avait prédit ça, il y a un an ?

Je n’y aurais pas cru ! Ce sont des moments uniques à vivre. Mais je les vis assez naturellement. Je les ai pris comme une récompense. En découvrant la sélection, j’étais en fait dans le même cas qu’il y a un an en débarquant à Sochaux. J’ai pris plaisir, sans me prendre la tête, en me disant : “profite de chaque instant”. Tout ce qui arrive est bon pour le « CV ». L’expérience internationale va me faire progresser.

Comparés à la Ligue 2 que valent ces matchs internationaux ?

Je crois que ce n’est pas comparable. Les matchs africains, c’est un autre style, pas le même football, pas le même contexte. Le climat est différent, les terrains aussi. C’est du niveau Ligue 1 au minimum ! Il y a des joueurs qui ont même gagné l’Europa League cette année avec Séville comme Stéphane M’Bia ou qui ont joué la Ligue des Champions comme Vincent Aboubakar (Porto). Je les regardais tous à la télé, maintenant je suis avec eux. La qualité est là. Cela va s’ajouter au bagage que j’ai déjà.

Quand on devient « Lion Indomptable » on doit sacrifier à quelle coutume ?

Il y a un bizutage comme dans toutes les équipes. Il fallait chanter devant le groupe et danser en même temps. Sur une table. Une chanson africaine imposée que je ne connaissais pas…

« Une grosse pensée pour ma grand-mère décédée il y a deux ans »

Et l’hymne de la sélection ? On imagine qu’il y eu encore plus d’émotion à l’entendre devant le peuple de Yaoundé ?

Une très grande émotion. C’était au pays, devant toute ma famille, devant mon père (NDLR : Jean-Valentin) qui vit là-bas. J’espère vite revivre ce moment…

Avez-vous joué un peu pour lui aussi ?

C’est clair ! J’ai joué pour mon père, pour toute ma famille qui est installée au Cameroun et que j’ai pu aller voir au lendemain du match. Cela m’a fait un plaisir fou. J’ai eu surtout une grosse pensée pour ma grand-mère. Elle est décédée il y a deux ans et c’était son rêve de me voir avec la sélection. Elle en parlait souvent…

En fonction de ces attaches, votre choix n’a pas l’air d’avoir fait l’ombre d’u
Merci de patienter...
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