(...) Mon agent m’a beaucoup parlé à cette période-là et me disait que le plus important n'était peut-être pas d’être dans le onze entrant mais plutôt de voir ce que je pouvais apporter à Reims. Avec le recul, je me dis qu’il vaut mieux jouer dix matches et marquer dix buts qu’un but en 100. Comme on dit, j’ai fait les stats, et dans le football moderne, c’est qu’on regarde…
«Peut-être que je ne suis pas assez marketing...»
Avez-vous exprimé votre mal-être auprès de vos coéquipiers ?
Intérieurement, j’ai souffert. Mais je n’ai jamais partagé cette souffrance avec les membres de l’équipe. Je n’ai pas été un élément déstabilisateur. Quelque part, je crois que j’en sors grandi car je suis resté professionnel.
Benjamin Moukandjo. (L'Equipe)
Benjamin Moukandjo. (L'Equipe)
Cette saison, on vous a vu sur les côtés et en pointe. Qu’est-ce que vous préférez ?
Aujourd’hui, je me sens mieux plus près du but. J’ai été formé dans l’axe au Cameroun. Quand je suis arrivé à Rennes, on m’avait mis sur un côté. Au début, je me plaignais et j’appelais mon agent tous les jours: «Je ne peux pas jouer sur les ailes, ça demande beaucoup d’efforts, c’est trop difficile etc…» Mais j’ai tenu. C’est une force dont je suis fier. Je peux jouer partout sur le front de l’attaque. Je crois que c’est un plus parce que des profils comme le mien, il n’y en a pas beaucoup. Tactiquement, je suis rôdé, et je peux changer de position en cours de match.
Avez-vous l’impression d’être sous-côté ?
Honnêtement, je ne vois pas les choses comme ça. Je sais que j’ai réalisé une saison correcte, mais je pense que je peux faire mieux. Et puis, la médiatisation à outrance, je n’en ai pas envie. Peut-être que je ne suis pas assez marketing…
A un an de la fin de votre contrat, avez-vous envie de revivre une saison supplémentaire à Reims dans ce rôle de joker de luxe ?
Je pense d’abord au Stade de Reims et à son président Caillot qui m’ont fait confiance. Ils m’ont fait venir de Nancy et m’ont permis de réaliser cette saison. Après, on s’interroge toujours sur son avenir. Le bilan, on va le faire très prochainement. J’espère déjà qu’ils sont satisfaits de ma saison. Mais je ne resterai peut-être pas toute ma carrière à Reims. On a toujours envie de nouveaux challenges.
C'est-Ã -dire ?
Ont-ils envie de me garder ? Ont-ils confiance en moi ? Je ne peux pas me contenter d’être remplaçant. Je suis un compétiteur, j’ai besoin de temps de jeu et de confiance.»
«Peut-être que je ne suis pas assez marketing...»
Avez-vous exprimé votre mal-être auprès de vos coéquipiers ?
Intérieurement, j’ai souffert. Mais je n’ai jamais partagé cette souffrance avec les membres de l’équipe. Je n’ai pas été un élément déstabilisateur. Quelque part, je crois que j’en sors grandi car je suis resté professionnel.
Benjamin Moukandjo. (L'Equipe)
Benjamin Moukandjo. (L'Equipe)
Cette saison, on vous a vu sur les côtés et en pointe. Qu’est-ce que vous préférez ?
Aujourd’hui, je me sens mieux plus près du but. J’ai été formé dans l’axe au Cameroun. Quand je suis arrivé à Rennes, on m’avait mis sur un côté. Au début, je me plaignais et j’appelais mon agent tous les jours: «Je ne peux pas jouer sur les ailes, ça demande beaucoup d’efforts, c’est trop difficile etc…» Mais j’ai tenu. C’est une force dont je suis fier. Je peux jouer partout sur le front de l’attaque. Je crois que c’est un plus parce que des profils comme le mien, il n’y en a pas beaucoup. Tactiquement, je suis rôdé, et je peux changer de position en cours de match.
Avez-vous l’impression d’être sous-côté ?
Honnêtement, je ne vois pas les choses comme ça. Je sais que j’ai réalisé une saison correcte, mais je pense que je peux faire mieux. Et puis, la médiatisation à outrance, je n’en ai pas envie. Peut-être que je ne suis pas assez marketing…
A un an de la fin de votre contrat, avez-vous envie de revivre une saison supplémentaire à Reims dans ce rôle de joker de luxe ?
Je pense d’abord au Stade de Reims et à son président Caillot qui m’ont fait confiance. Ils m’ont fait venir de Nancy et m’ont permis de réaliser cette saison. Après, on s’interroge toujours sur son avenir. Le bilan, on va le faire très prochainement. J’espère déjà qu’ils sont satisfaits de ma saison. Mais je ne resterai peut-être pas toute ma carrière à Reims. On a toujours envie de nouveaux challenges.
C'est-Ã -dire ?
Ont-ils envie de me garder ? Ont-ils confiance en moi ? Je ne peux pas me contenter d’être remplaçant. Je suis un compétiteur, j’ai besoin de temps de jeu et de confiance.»

