(suite)
"Je reconnais humblement m'être trompé sur la personne que j'avais estimée, protégé, comblée et portée tout seul à la tête de l'Etat. Mais cela est une autre histoire que mon propos n'est pas d'approfondir aujourd'hui. Je tiens quand même à remercier les Camerounais de s'y être trompés également en l'élisant, à ce qu'on dit avec 99,98% des voix. S'il est vrai qu'il en a été ainsi, ils me libèrent moralement de la culpabilité que je ressentais en me considérant comme le seul responsable.
Il est vrai que beaucoup disent, avec raison, que si M. Biya n'avait pas été en position de me remplacer constitutionnellement et si je ne l'avais pas installé en vertu des dispositions constitutionnelles que j'avais moi-même fait adopter, il n'aurait jamais eu la moindre chance de devenir président de la République
"Je reconnais humblement m'être trompé sur la personne que j'avais estimée, protégé, comblée et portée tout seul à la tête de l'Etat. Mais cela est une autre histoire que mon propos n'est pas d'approfondir aujourd'hui. Je tiens quand même à remercier les Camerounais de s'y être trompés également en l'élisant, à ce qu'on dit avec 99,98% des voix. S'il est vrai qu'il en a été ainsi, ils me libèrent moralement de la culpabilité que je ressentais en me considérant comme le seul responsable.
Il est vrai que beaucoup disent, avec raison, que si M. Biya n'avait pas été en position de me remplacer constitutionnellement et si je ne l'avais pas installé en vertu des dispositions constitutionnelles que j'avais moi-même fait adopter, il n'aurait jamais eu la moindre chance de devenir président de la République

