Le lendemain jeudi 5 septembre 2013, les Lions ont une séance d’entraînement au stade Ahmadou Ahidjo. Samuel Eto’o commence à bouder lorsque le coach fait le classement. Il se rend compte que Volker Finke est resté campé sur les choix de la veille. Dès lors, Eto’o n’a plus le cœur à l’ouvrage. Il fait la tête. Six ou huit minutes après le début du match que les joueurs se livrent entre eux, il simule une blessure et quitte le terrain. Le soir, il envoie le gendarme qui lui sert de Bodyguard14 appeler le coach. Celui-ci lui rétorque que, si le capitaine veut le voir, qu’il se déplace et que ce n’est pas à lui d’aller vers son joueur. Le servile gendarme fait la commission sans discuter.
Samuel Eto’o a le visage défait quand il vient voir le coach. Il semble bien préoccupé. « Vous êtes le premier à qui je l’annonce. Je mets fin à ma carrière internationale. C’est bon comme ça. J’arrête », dit-il. Cette annonce tonitruante a lieu quelques minutes avant une de ces traditionnelles visites bidons du ministre des Sports dans la tanière, soi-disant pour apporter aux Lions « le soutien et l’encouragement des pouvoirs publics ». Adoum Garoua est le deuxième à qui Eto’o annonce la « triste » nouvelle. Le ministre panique et entreprend dès lors des démarches pour que le capitaine revienne sur sa décision qui ressemble fort bien à un chantage.
Le coach, quant à lui, demande au joueur d’aller se coucher et de se calmer, et qu’une décision aussi grave ne se prend pas sur un coup de tête. « Tu es emporté par la colère Samuel, parce que tu as observé ce matin à l’entraînement que je n’ai pas l’intention de changer mon plan de jeu. Je te comprends. Il faut bien réfléchir avant d’agir. Je suis convaincu d’au moins une chose ; toi et moi voulons le meilleur pour les Lions Indomptables. Mais, calme-toi et tout ira bien», lui conseille le sélectionneur. Ces paroles que Finke croit sages ne touchent pas le cœur en feu de son capitaine. Il insiste pour que le classement soit changé, mais Finke ne cède pas. « Ok. C’est fini avec l’équipe nationale », martèle la vedette des Lions Indomptables.
7 septembre 2013. Veille du match. Les deux équipes ont jusqu’à 18 h pour déposer la composition des équipes retenues au commissaire du match. Tous les joueurs ont donné leurs passeports à Rigobert Song, le Team manager. Sauf Samuel Eto’o. Lequel a pris son bâton de pèlerin pour faire le tour de quelques ministres de la République avec lesquels il partage une certaine complicité. L
Samuel Eto’o a le visage défait quand il vient voir le coach. Il semble bien préoccupé. « Vous êtes le premier à qui je l’annonce. Je mets fin à ma carrière internationale. C’est bon comme ça. J’arrête », dit-il. Cette annonce tonitruante a lieu quelques minutes avant une de ces traditionnelles visites bidons du ministre des Sports dans la tanière, soi-disant pour apporter aux Lions « le soutien et l’encouragement des pouvoirs publics ». Adoum Garoua est le deuxième à qui Eto’o annonce la « triste » nouvelle. Le ministre panique et entreprend dès lors des démarches pour que le capitaine revienne sur sa décision qui ressemble fort bien à un chantage.
Le coach, quant à lui, demande au joueur d’aller se coucher et de se calmer, et qu’une décision aussi grave ne se prend pas sur un coup de tête. « Tu es emporté par la colère Samuel, parce que tu as observé ce matin à l’entraînement que je n’ai pas l’intention de changer mon plan de jeu. Je te comprends. Il faut bien réfléchir avant d’agir. Je suis convaincu d’au moins une chose ; toi et moi voulons le meilleur pour les Lions Indomptables. Mais, calme-toi et tout ira bien», lui conseille le sélectionneur. Ces paroles que Finke croit sages ne touchent pas le cœur en feu de son capitaine. Il insiste pour que le classement soit changé, mais Finke ne cède pas. « Ok. C’est fini avec l’équipe nationale », martèle la vedette des Lions Indomptables.
7 septembre 2013. Veille du match. Les deux équipes ont jusqu’à 18 h pour déposer la composition des équipes retenues au commissaire du match. Tous les joueurs ont donné leurs passeports à Rigobert Song, le Team manager. Sauf Samuel Eto’o. Lequel a pris son bâton de pèlerin pour faire le tour de quelques ministres de la République avec lesquels il partage une certaine complicité. L

