(...)C'est un engouement indescriptible. Les gens vivent ici du football. Quand je croise des supporters, c'est toujours des photos, ou des mots d’encouragement comme « on est content de ce que tu fais ». C'est toujours chaleureux, je n'ai jamais eu de problèmes ici, ni même l'année passé lorsque je traversais une période difficile, je ne jouais pas bien et je ne marquais pas de buts.
Et où sortez-vous entre amis, quand vous avez du temps libre?
Avec mes amis ?...
Oui, vos amis...
(Il marque un temps d’hésitation)... Je n'ai pas d'amis. Ce sont plutôt des coéquipiers ou des collègues. De temps en temps, nous sortons manger ensemble mais sans plus. Après, je vis dans un compound où ne vivent que des expatriés, en général ce sont des travailleurs européens ou américains. Ça nous sort un petit peu du contexte extérieur de l'Arabie Saoudite qui est très fermée.
« Ici, tu ne peux pas faire ce que tu ferais en Europe »
Comment décririez vous ce contexte? A quoi ressemble la vie d'un footballeur étranger en Arabie Saoudite ?
Pour un étranger, c'est très simple : c'est boulot boulot et boulot. Il n'y a rien à côté. Tu ne peux pas faire ce que tu ferais en Europe par exemple. Au mieux tu peux aller boire un café ! Vous savez qu'ici, en Arabie Saoudite, la vie est complètement différente parce qu'il y a des moments de prière où tout est fermé. Chaque fois qu'il y a une prière, les commerces ferment, et ceci me cause souvent c'est des mésaventures parce qu'à chaque fois que j’arrive le magasin est soit fermé, soit il est en train de fermer, ou parfois je me retrouve enfermé à l’intérieur du magasin et je ne peux pas sortir parce que c'est l'heure de la prière (rire).
Parlons du terrain. l'Arabie Saoudite est un pays de football qui reste difficile à cerner. Comment situeriez-vous le niveau du championnat ?
Le championnat saoudien est la meilleure Ligue de la région du Golfe. Beaucoup plus fort que le championnat d’Oman, du Koweït, des Emirats ou celui du Qatar. A titre d'exemple, ici un match peut se disputer devant 50.000, voir 60.000 supporters. Ce qu'on ne trouve dans aucun pays du Golfe, et peut être même en Asie, exceptées en Corée du Sud où en Chine. L'Arabie Saoudite n'est pas beaucoup médiatisée du simple fait que c'est un royaume fermé dont la politique d'Etat consiste à préserver sa religion ou sa façon de vivre, appelons ça comme ça. Mais cela reste un championnat disputé. Parfois je dispute des marchés inter
Et où sortez-vous entre amis, quand vous avez du temps libre?
Avec mes amis ?...
Oui, vos amis...
(Il marque un temps d’hésitation)... Je n'ai pas d'amis. Ce sont plutôt des coéquipiers ou des collègues. De temps en temps, nous sortons manger ensemble mais sans plus. Après, je vis dans un compound où ne vivent que des expatriés, en général ce sont des travailleurs européens ou américains. Ça nous sort un petit peu du contexte extérieur de l'Arabie Saoudite qui est très fermée.
« Ici, tu ne peux pas faire ce que tu ferais en Europe »
Comment décririez vous ce contexte? A quoi ressemble la vie d'un footballeur étranger en Arabie Saoudite ?
Pour un étranger, c'est très simple : c'est boulot boulot et boulot. Il n'y a rien à côté. Tu ne peux pas faire ce que tu ferais en Europe par exemple. Au mieux tu peux aller boire un café ! Vous savez qu'ici, en Arabie Saoudite, la vie est complètement différente parce qu'il y a des moments de prière où tout est fermé. Chaque fois qu'il y a une prière, les commerces ferment, et ceci me cause souvent c'est des mésaventures parce qu'à chaque fois que j’arrive le magasin est soit fermé, soit il est en train de fermer, ou parfois je me retrouve enfermé à l’intérieur du magasin et je ne peux pas sortir parce que c'est l'heure de la prière (rire).
Parlons du terrain. l'Arabie Saoudite est un pays de football qui reste difficile à cerner. Comment situeriez-vous le niveau du championnat ?
Le championnat saoudien est la meilleure Ligue de la région du Golfe. Beaucoup plus fort que le championnat d’Oman, du Koweït, des Emirats ou celui du Qatar. A titre d'exemple, ici un match peut se disputer devant 50.000, voir 60.000 supporters. Ce qu'on ne trouve dans aucun pays du Golfe, et peut être même en Asie, exceptées en Corée du Sud où en Chine. L'Arabie Saoudite n'est pas beaucoup médiatisée du simple fait que c'est un royaume fermé dont la politique d'Etat consiste à préserver sa religion ou sa façon de vivre, appelons ça comme ça. Mais cela reste un championnat disputé. Parfois je dispute des marchés inter

