Victime d’un accident de circulation, le président de la DIC est cloué à l’hôpital Laquintinie pour une somme de 319.000 F.
La porte " A " du pavillon " Samuel Kondo " s’ouvre sur un homme. Dos tourné au mur, lunettes à grosse monture aux yeux, Gustave Essaka rédige une lettre. Le destinataire de ce mot se trouve à 300 km. L’objet de la correspondance est mentionné à l’oreille gauche du papier. Le président de Démocratie intégrale du Cameroun (DIC) sollicite une aide pour régulariser la facture de ses frais d’hospitalisation que la direction de l’hôpital Laquintinie est venue déposer au chevet de son lit. Le président de la DIC et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle a été victime d’un accident de la circulation le 4 juin dernier, au lieu dit " Ecole publique de Deido ". Il se trouvait derrière un engin à deux roues, un " bend-skin ". L’habitant du quartier Kotto se rendait à Bali. Pendant le voyage, la moto sur laquelle il se trouvait a été percutée par une voiture. Bilan : Gustave Essaka s’en sort avec une profonde blessure au niveau de la jambe droite. Quatorze points de suture. Le conducteur de la moto, très touché, est entre la vie et la mort. L’engin irrécupérable.
Transporté de toute urgence à l’hôpital Laquintinie, Gustave Essaka a demandé à être affecté au bloc haut standing, l’espace réservé aux V.I.P. C’est de là qu’il a reçu les premiers soins. La blessure qu’il a contractée était bien profonde. Il a payé les deux premiers jours d’hospitalisation. Son épouse qui l’assiste a versé 30.000 F dans les caisses de l’hôpital. Depuis, plus rien. La " note " a grandi. Le 24 juin dernier, date arrêtée pour sa sortie, la direction de l’hôpital lui a adressé une facture de 319.000 F à payer avant qu’il ne libère le pavillon " Samuel Kondo ".
Gustave Essaka qui ne dispose pas de cette somme d’argent, dit-il, se tourne vers son employeur, la Communauté urbaine de Douala, à défaut de tendre la main aux militants de son parti, très " modestes ", à ses dires. Le directeur de cabinet du délégué du gouvernement, M. Ngo, était allé lui rendre visite. L’émissaire d’Edouard Etonde Ekotto, lui aurait promis " un geste de la CUD ". Le malade reste accroché à cet espoir pendant son hospitalisation. De son lit d’hôpital et ne voyant rien venir, l’accidenté s’impatiente et affirme que la CUD doit agir par " devoir " ! Un coup de gueule quelque peu surprenant. Gustave Essaka a-t-il le droit de revendiquer une prise en charge médicale de son employeur ? " Non ", répond catégoriquement Edouard Etondé Ekotto, joint au téléphone hier matin. L’employé de la CUD " n’a pas été victime d’un accident de travail ", souligne le délégué du gouvernement qui se réfère au code du Travail. Ce que l’accidenté reconnaît d’ailleurs. Il a indiqué qu’il se rendait à Bali pour " des raisons personnelles ". Le délégué du gouvernement ne ferme cependant pas la porte à toute intervention, " même à titre personnel ". Il a toutefois souligné que la " CUD peut faire quelque chose si Gustave Essaka adresse "une demande d’aide en bonne et due forme". Conclusion : une provision peut encore être trouvée dans la rubrique des interventions sociales de la Communauté urbaine de Douala si l’employé de la CUD initie la démarche en vigueur pour
La porte " A " du pavillon " Samuel Kondo " s’ouvre sur un homme. Dos tourné au mur, lunettes à grosse monture aux yeux, Gustave Essaka rédige une lettre. Le destinataire de ce mot se trouve à 300 km. L’objet de la correspondance est mentionné à l’oreille gauche du papier. Le président de Démocratie intégrale du Cameroun (DIC) sollicite une aide pour régulariser la facture de ses frais d’hospitalisation que la direction de l’hôpital Laquintinie est venue déposer au chevet de son lit. Le président de la DIC et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle a été victime d’un accident de la circulation le 4 juin dernier, au lieu dit " Ecole publique de Deido ". Il se trouvait derrière un engin à deux roues, un " bend-skin ". L’habitant du quartier Kotto se rendait à Bali. Pendant le voyage, la moto sur laquelle il se trouvait a été percutée par une voiture. Bilan : Gustave Essaka s’en sort avec une profonde blessure au niveau de la jambe droite. Quatorze points de suture. Le conducteur de la moto, très touché, est entre la vie et la mort. L’engin irrécupérable.
Transporté de toute urgence à l’hôpital Laquintinie, Gustave Essaka a demandé à être affecté au bloc haut standing, l’espace réservé aux V.I.P. C’est de là qu’il a reçu les premiers soins. La blessure qu’il a contractée était bien profonde. Il a payé les deux premiers jours d’hospitalisation. Son épouse qui l’assiste a versé 30.000 F dans les caisses de l’hôpital. Depuis, plus rien. La " note " a grandi. Le 24 juin dernier, date arrêtée pour sa sortie, la direction de l’hôpital lui a adressé une facture de 319.000 F à payer avant qu’il ne libère le pavillon " Samuel Kondo ".
Gustave Essaka qui ne dispose pas de cette somme d’argent, dit-il, se tourne vers son employeur, la Communauté urbaine de Douala, à défaut de tendre la main aux militants de son parti, très " modestes ", à ses dires. Le directeur de cabinet du délégué du gouvernement, M. Ngo, était allé lui rendre visite. L’émissaire d’Edouard Etonde Ekotto, lui aurait promis " un geste de la CUD ". Le malade reste accroché à cet espoir pendant son hospitalisation. De son lit d’hôpital et ne voyant rien venir, l’accidenté s’impatiente et affirme que la CUD doit agir par " devoir " ! Un coup de gueule quelque peu surprenant. Gustave Essaka a-t-il le droit de revendiquer une prise en charge médicale de son employeur ? " Non ", répond catégoriquement Edouard Etondé Ekotto, joint au téléphone hier matin. L’employé de la CUD " n’a pas été victime d’un accident de travail ", souligne le délégué du gouvernement qui se réfère au code du Travail. Ce que l’accidenté reconnaît d’ailleurs. Il a indiqué qu’il se rendait à Bali pour " des raisons personnelles ". Le délégué du gouvernement ne ferme cependant pas la porte à toute intervention, " même à titre personnel ". Il a toutefois souligné que la " CUD peut faire quelque chose si Gustave Essaka adresse "une demande d’aide en bonne et due forme". Conclusion : une provision peut encore être trouvée dans la rubrique des interventions sociales de la Communauté urbaine de Douala si l’employé de la CUD initie la démarche en vigueur pour

