Cyril Domoraud (capitaine des eléphants) : “Il va falloir se lever très tôt pour pouvoir battre la Côte d’Ivoire chez elleâ€
jeudi 23 juin 2005
Le capitaine de la sélection nationale parle dans cette interview des Eléphants, de Créteil, son club, de sa reconversion et de sa famille. Avec foi, il assène : “Il va falloir se lever très tôt pour pouvoir battre la Côte d’Ivoire chez elleâ€.
Cyril Domoraud, les Eléphants dont vous êtes le capitaine viennent de franchir l’étape égyptienne avec succès en match comptant pour les éliminatoires combinées de la Can et du Mondial 2006 de football. Les choses n’ont pourtant pas été faciles sur l’ensemble de la rencontre...
Les choses n’ont pas été faciles parce que nous sommes tombés sur une équipe égyptienne qui nous a surpris d’entrée. On pensait qu’elle allait venir cadenasser son arrière- garde, mais ça n’a pas été le cas. Elle a essayé d’entrée de mettre son empreinte sur le jeu, de s’imposer et de prouver ainsi qu’elle était venue prendre les trois points de la rencontre. Mais on a su rester calmes, sereins comme cela doit être en pareille circonstance. Finalement, on a trouvé la faille pour venir à bout de cette équipe.
Vous auriez pu imaginer tous les scénarii possibles. Pourquoi avoir forcément pensé que les Egyptiens joueraient derrière ?
Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est attendue sur tous les stades. Quand on joue donc contre une équipe ici, elle cherche d’abord à limiter les dégâts. Au départ, c’est à cela que nous avons pensé. Et puis, vous savez que les équipes de l’Afrique du Nord procèdent comme ça à l’extérieur. Contre la Tunisie, on avait fait un match pareil lors des éliminatoires de la coupe du monde 2002. Elle nous a bien contenu au milieu de terrain et nous avons pris deux buts. Sous cet angle, on se méfiait des Egyptiens et ils nous ont présenté un autre visage.
Cela aurait pu coûter cher aux Eléphants puisqu’ils avaient tout verrouillé. Si en ce moment là , vous aviez encaissé un ou deux buts, comment auriez- vous réagi ?
On aurait alors livré un match fou parce que jamais nous n’aurions laissé filer les points de la rencontre à domicile. On aurait peut - être terminé le match à 4 à 3 ou 3 à 2 en faveur des Eléphants.
Dans votre tableau, est-ce que finalement ce n’est pas le match le plus difficile que vous avez livré ?
Franchement, je pense que c’est le match le plus difficile que nous avons eu à disputer. Tactiquement, les Egyptiens ont été très forts. Ils ont su nous imposer leur jeu chez nous. Grâce à notre expérience et à notre intelligence de jeu, nous avons su trouver le schéma adéquat pour les coincer.
C’est vrai que les Eléphants menaient 1 à 0 à la pause, mais au vu des difficultés rencontrées, avez - vous dit quelque chose de particulier à vos coéquipiers aux vestiaires en votre qualité de capitaine ?
J’ai demandé qu’on soit plus compact parce que nos lignes étaient distendues, que les milieux relayeurs se replacent vite derrière le ballon afin que les deux axiaux puissent voir le ballon.
Comment appréhendez - vous la prochaine rencontre contre le Cameroun qui est tout aussi décisive ?
On a entendu beaucoup de choses sur notre compte. On entend l’entraîneur camerounais parler, les joueurs aussi. Nous n’avons rien à répondre. On aura encore un match de préparation avant cette rencontre. On aura beaucoup de choses à peaufiner. Contre le Cameroun, ce sera la finale. Il se raconte que les Ivoiriens ont des qualités , mais mentalement ils ne sont pas présents. On verra tout cela après. On sait seulement que ce sera un match difficile. Mais nous sommes également conscients de nos qualités. Nous sommes premiers, il nous appartient de gérer l’avantage que nous avons. On n’a plus la pression.
L’équipe du Cameroun ne vous fait donc pas peur ?
C’est sur le terrain que tout se voit. Il faut éviter la polémique, parler pour mettre la pression sur l’autre. J’ai toujours dit qu’essayer d’impressionner l’adversaire, c’est de bonne guerre. Mais c’est aussi pour moi de la faiblesse. C’est parce qu’on n’est pas sûr de soi qu’on essaie d’impressionner l’autre. C’est parce qu’on est habité par la peur qu’on le fait. Nous, nous sommes tranquilles. On saura la vérité quand le match sera joué. Je crois qu’il va falloir se lever très tôt pour pouvoir battre cette équipe de Côte d’Ivoire chez elle.
Que représentera pour vous, pour les Eléphants et pour le peuple ivoirien une participation à la prochaine coupe du monde ?
Ce sera la cerise sur le gâteau. Dieu m’a fait footballeur. Cela m’a permis d’avoir la carrière que j’ai connue, de connaître les clubs où j’ai évolués. Disputer la coupe du monde serait pour moi extraordinaire. La qualification des Eléphants ferait penser à la nécessité de la réunification de la Côte d’Ivoire meurtrie par la guerre.
Ceci prouverait également la vitalité de la jeunesse ivoirienne ?
Cela va prouver que malgré ce qui se passe, malgré ce qui se dit et s’écrit sur ce pays, la jeunesse ivoirienne reste debout.
la suite ici :
http://aseci.africa-web.org/article.php3?id_article=971
jeudi 23 juin 2005
Le capitaine de la sélection nationale parle dans cette interview des Eléphants, de Créteil, son club, de sa reconversion et de sa famille. Avec foi, il assène : “Il va falloir se lever très tôt pour pouvoir battre la Côte d’Ivoire chez elleâ€.
Cyril Domoraud, les Eléphants dont vous êtes le capitaine viennent de franchir l’étape égyptienne avec succès en match comptant pour les éliminatoires combinées de la Can et du Mondial 2006 de football. Les choses n’ont pourtant pas été faciles sur l’ensemble de la rencontre...
Les choses n’ont pas été faciles parce que nous sommes tombés sur une équipe égyptienne qui nous a surpris d’entrée. On pensait qu’elle allait venir cadenasser son arrière- garde, mais ça n’a pas été le cas. Elle a essayé d’entrée de mettre son empreinte sur le jeu, de s’imposer et de prouver ainsi qu’elle était venue prendre les trois points de la rencontre. Mais on a su rester calmes, sereins comme cela doit être en pareille circonstance. Finalement, on a trouvé la faille pour venir à bout de cette équipe.
Vous auriez pu imaginer tous les scénarii possibles. Pourquoi avoir forcément pensé que les Egyptiens joueraient derrière ?
Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est attendue sur tous les stades. Quand on joue donc contre une équipe ici, elle cherche d’abord à limiter les dégâts. Au départ, c’est à cela que nous avons pensé. Et puis, vous savez que les équipes de l’Afrique du Nord procèdent comme ça à l’extérieur. Contre la Tunisie, on avait fait un match pareil lors des éliminatoires de la coupe du monde 2002. Elle nous a bien contenu au milieu de terrain et nous avons pris deux buts. Sous cet angle, on se méfiait des Egyptiens et ils nous ont présenté un autre visage.
Cela aurait pu coûter cher aux Eléphants puisqu’ils avaient tout verrouillé. Si en ce moment là , vous aviez encaissé un ou deux buts, comment auriez- vous réagi ?
On aurait alors livré un match fou parce que jamais nous n’aurions laissé filer les points de la rencontre à domicile. On aurait peut - être terminé le match à 4 à 3 ou 3 à 2 en faveur des Eléphants.
Dans votre tableau, est-ce que finalement ce n’est pas le match le plus difficile que vous avez livré ?
Franchement, je pense que c’est le match le plus difficile que nous avons eu à disputer. Tactiquement, les Egyptiens ont été très forts. Ils ont su nous imposer leur jeu chez nous. Grâce à notre expérience et à notre intelligence de jeu, nous avons su trouver le schéma adéquat pour les coincer.
C’est vrai que les Eléphants menaient 1 à 0 à la pause, mais au vu des difficultés rencontrées, avez - vous dit quelque chose de particulier à vos coéquipiers aux vestiaires en votre qualité de capitaine ?
J’ai demandé qu’on soit plus compact parce que nos lignes étaient distendues, que les milieux relayeurs se replacent vite derrière le ballon afin que les deux axiaux puissent voir le ballon.
Comment appréhendez - vous la prochaine rencontre contre le Cameroun qui est tout aussi décisive ?
On a entendu beaucoup de choses sur notre compte. On entend l’entraîneur camerounais parler, les joueurs aussi. Nous n’avons rien à répondre. On aura encore un match de préparation avant cette rencontre. On aura beaucoup de choses à peaufiner. Contre le Cameroun, ce sera la finale. Il se raconte que les Ivoiriens ont des qualités , mais mentalement ils ne sont pas présents. On verra tout cela après. On sait seulement que ce sera un match difficile. Mais nous sommes également conscients de nos qualités. Nous sommes premiers, il nous appartient de gérer l’avantage que nous avons. On n’a plus la pression.
L’équipe du Cameroun ne vous fait donc pas peur ?
C’est sur le terrain que tout se voit. Il faut éviter la polémique, parler pour mettre la pression sur l’autre. J’ai toujours dit qu’essayer d’impressionner l’adversaire, c’est de bonne guerre. Mais c’est aussi pour moi de la faiblesse. C’est parce qu’on n’est pas sûr de soi qu’on essaie d’impressionner l’autre. C’est parce qu’on est habité par la peur qu’on le fait. Nous, nous sommes tranquilles. On saura la vérité quand le match sera joué. Je crois qu’il va falloir se lever très tôt pour pouvoir battre cette équipe de Côte d’Ivoire chez elle.
Que représentera pour vous, pour les Eléphants et pour le peuple ivoirien une participation à la prochaine coupe du monde ?
Ce sera la cerise sur le gâteau. Dieu m’a fait footballeur. Cela m’a permis d’avoir la carrière que j’ai connue, de connaître les clubs où j’ai évolués. Disputer la coupe du monde serait pour moi extraordinaire. La qualification des Eléphants ferait penser à la nécessité de la réunification de la Côte d’Ivoire meurtrie par la guerre.
Ceci prouverait également la vitalité de la jeunesse ivoirienne ?
Cela va prouver que malgré ce qui se passe, malgré ce qui se dit et s’écrit sur ce pays, la jeunesse ivoirienne reste debout.
la suite ici :
http://aseci.africa-web.org/article.php3?id_article=971

