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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Benson Benson a écrit le 23 février 2015 à 12h48
En janvier, l’international camerounais, prêté par Galatasaray, a rejoint l’ETG qui possédait alors la pire défense de L1. Depuis son arrivée, les Roses n’ont encaissé que deux buts en quatre matches. Ce n’est pas un hasard.

Du CFA2 aux quarts de finale de la Ligue des champions. En cinq ans. Une ascension fulgurante. Inattendue. Un parcours du combattant débuté dans les combles du foot hexagonal. « Tout ce que je vis, ce n’est que du bonus », répète-t-il.

Après sa formation à Yaoundé et un titre de champion d’Afrique U17 avec le Cameroun, Nounkeu multiplie les essais en Europe mais termine à Laxou, en Lorraine. « C’était le niveau régional, je crois, ce n’était pas très relevé en tout cas», se souvient-il. Le centre de formation de Metz, en voisin, viendra quand même l’engager, mais une blessure au ménisque lui indiquera la porte de sortie après une seule saison. À cet instant, en 2005, le défenseur central est au plus bas. Mais au point de départ, aussi, d’une folle ascension. Deux ans à Amnéville (CFA2) puis une saison à Pau (CFA) où officie Joël Lopez, actuel président de l’ETG.

Lopez : « Le niveau très au-dessus »
« C’est un ancien joueur de Metz qui m’en avait parlé. Je n’aurais peut-être pas imaginé qu’il atteigne la Ligue des champions, mais il avait le niveau très, très au-dessus. Mentalement, c’était aussi du haut-niveau. Il était très lucide et était avide de progresser », se remémorre Lopez. Durant ces trois saisons chez les amateurs, Nounkeu n’a jamais voulu mettre fin à son rêve et ses ambitions. « Beaucoup de joueurs me disaient que je n’avais rien à faire là », rappelle-t-il. Toulouse vient très rapidement aux renseignements et l’engage « le 2 juin 2009 ». Presque étrangement, cela a failli être le début de la fin.

Neuf mois avec une psychologue
Cinq ans et demi plus tard, il en parle sans tabou. Une période plus sombre qu’il a réussi à évacuer. « J’ai découvert un monde complètement différent où il y a beaucoup de sollicitations et je n’arrivais pas à tout gérer. J’ai dilapidé de l’argent, j’ai fait certaines folies », lâche-t-il. Pendant neuf mois, il consulte une psychologue du sport pour franchir cette épreuve. Sa famille et ses proches jouent aussi un rôle majeur pour contrôler le dérapage. « Ma mère m’a dit : “Si l’argent te fais changer, tu n’es plus mon fils”. Ça met une claque. » Il part alors en Turquie, à Gaziantepspor puis à Galatasaray. Il y jouera un quart de finale de C1 contre le Real Madrid et gagnera ses pre
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