ET MAINTENANT, LA BATAILLE DE LA FECAFOOT
On n'est guere sorti du trou. A peine l'humiliation de la CAN terminee, le foot camerounais replonge dans ses eaux sombres. Le calendrier est presque surcharge. Et d'abord, la question des "elections" a la Fecafoot doit etre reglee. Veritable champ de mines, le gouvernement est tres conscient du fait que ces "elections" pourraient, si mal gerees, offrir les allumettes pour l'incendie que le regime au pouvoir redoute tant, alors que les forces de repression sont fixees dans la region septentrionale du pays par Boko Haram. La consigne est d'eviter d'ouvrir un deuxieme front qui exposerait le regime et risquerait d'ouvrir la voie a une hypothese Burkinabe.
Les tractations vont bon train. Pour l'heure, JA BELL apparait a la fois comme le sauveur et comme l'epine. Homme integre, au franc-parler legendaire et au courage reconnu y compris par ses adversaires, il ferait l'affaire d'une faction influente au sein de la Presidence et du premier ministere. Mais sa liberte et son autonomie feraient egalement peur, surtout a ceux qui des annees durant ont beneficie de l'implacable systeme mis en place et qui beneficie de nombreux et solides appuis parmi ses nombreux beneficiaires. L'image du franc-tireur qui pese sur BELL n'aide point. D'autre part, il ne dispose pas d'une alliance qui lui permettrait d'asseoir rapidement son influence.
Mais il represente la solution la plus credible pour une opinion publique qui exige un enorme balayage au lendemain de l'echec retentissant de Joseph Owona et son comite de normalisation.
Le gouvernement souhaite egalement mettre un terme a la vie du comite de normalisation qu'il voudrait voir remplacer par un comite provisoire de gestion compose de personnes integres (chose tres rare au Cameroun). BELL pourrait se voir offrir la tete de ce comite provisoire ou il n'aurait pas les coudees entierement libres et aurait a negocier avec d'autres fortes tetes. Pour d'autres, le mieux serait de lui offrir la tete des Lions a la place de Volker Finke totalement desavoue apres la mascarade de Malabo.
Tout ceci a cours alors que les eliminatoires pour la prochaine CAN et bientot la Coupe du monde se profilent a l'horizon. Par ailleurs, 2019 approche a tres grands pas. Le calendrier est donc charge. Paul Biya, qui ne dirige le pays que par intermittence, et qui est depasse par l'ampleur des problemes que le Cameroun doit resoudre, demeure largement passif. Ses i
On n'est guere sorti du trou. A peine l'humiliation de la CAN terminee, le foot camerounais replonge dans ses eaux sombres. Le calendrier est presque surcharge. Et d'abord, la question des "elections" a la Fecafoot doit etre reglee. Veritable champ de mines, le gouvernement est tres conscient du fait que ces "elections" pourraient, si mal gerees, offrir les allumettes pour l'incendie que le regime au pouvoir redoute tant, alors que les forces de repression sont fixees dans la region septentrionale du pays par Boko Haram. La consigne est d'eviter d'ouvrir un deuxieme front qui exposerait le regime et risquerait d'ouvrir la voie a une hypothese Burkinabe.
Les tractations vont bon train. Pour l'heure, JA BELL apparait a la fois comme le sauveur et comme l'epine. Homme integre, au franc-parler legendaire et au courage reconnu y compris par ses adversaires, il ferait l'affaire d'une faction influente au sein de la Presidence et du premier ministere. Mais sa liberte et son autonomie feraient egalement peur, surtout a ceux qui des annees durant ont beneficie de l'implacable systeme mis en place et qui beneficie de nombreux et solides appuis parmi ses nombreux beneficiaires. L'image du franc-tireur qui pese sur BELL n'aide point. D'autre part, il ne dispose pas d'une alliance qui lui permettrait d'asseoir rapidement son influence.
Mais il represente la solution la plus credible pour une opinion publique qui exige un enorme balayage au lendemain de l'echec retentissant de Joseph Owona et son comite de normalisation.
Le gouvernement souhaite egalement mettre un terme a la vie du comite de normalisation qu'il voudrait voir remplacer par un comite provisoire de gestion compose de personnes integres (chose tres rare au Cameroun). BELL pourrait se voir offrir la tete de ce comite provisoire ou il n'aurait pas les coudees entierement libres et aurait a negocier avec d'autres fortes tetes. Pour d'autres, le mieux serait de lui offrir la tete des Lions a la place de Volker Finke totalement desavoue apres la mascarade de Malabo.
Tout ceci a cours alors que les eliminatoires pour la prochaine CAN et bientot la Coupe du monde se profilent a l'horizon. Par ailleurs, 2019 approche a tres grands pas. Le calendrier est donc charge. Paul Biya, qui ne dirige le pays que par intermittence, et qui est depasse par l'ampleur des problemes que le Cameroun doit resoudre, demeure largement passif. Ses i

