cette lettre, adressée à Joseph Owona a été écrite par la journaliste Noe Djebet Massoussi avant sa Mort; il s'appretait à la publier début janvier à la rentrée médiatique.
Lisez svp,
Cher Papa et cher Professeur,
L’éducation que j’ai reçue de mes parents me recommande de vous appeler « Papa ». Aussi, voudrais-je que tu ne me tiennes point rigueur si, je me suis donné la liberté de tutoyer une sommité de ton rang.
En me décidant de parler de toi, Papa Joseph Owona, j’ai bonne conscience de me risquer en terre inconnue. Car, l’enfant ne saurait prétendre connaître mieux ses parents. Mais il peut, par rapprochement, se faire une idée sur ceux-ci au travers des anecdotes et des histoires des plus abracadabrantesques que des plus vraies. Sur toi papa Owona, j’en ai entendu des tonnes dont je ne peux me souvenir que de quelques-unes.
J’ai entendu parler de toi, Papa Joseph Owona, de tes années de Chancellerie à l’Université de Yaoundé. Il se raconte qu’un beau matin, perché sur le perron de la chancellerie, tu aurais recommandé aux étudiants munis de pancartes pour une « marche pacifique » en signe de réclamation de leurs bourses, de ne pas marcher, mais de courir plutôt ; car la marche ne leur procurerait aucun bien.
J’ai également entendu parler de toi, Papa Joseph Owona, à propos de la Loi constitutionnelle du 18 janvier 1996 pour laquelle tu aurais été le « Cuisinier en chef ». Cette Loi constitutionnelle regorge, je l’avoue, d’importantes avancées pour la démocratie (décentralisation, limitation de mandats présidentiels, Conseil constitutionnel, déclaration des biens, etc.) ; mais elle reste inopérationnelle dans son entièreté, à cause de l’élasticité de son Article 67 qui aurait pourtant été contraignant dans le temps.
J’ai encore entendu parler de toi, Papa Joseph Owona, de tes années comme Secrétaire Général de la Présidence de la République du Cameroun. Il se raconte encore que tu aurais, en lieu et place du Chef de l’Etat en déplacement hors du pays, « limogé » Gervais Mendo Ze de la direction générale de la CRTV. Et que ce dernier n’aurait vu son poste sauvé que grâce à certains employés qui se seraient opposés, à la lecture de l’acte de révocation de leur « Mariologue » de DG.
J’ai également entendu parler de toi, Papa Joseph Owona, de tes années comme Ministre de la Jeunesse et des Sports. Il se raconte là -bas que tu aurais rebaptisé la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), « FECAFOOTAISE », puis « FECACACA ».
Lisez svp,
Cher Papa et cher Professeur,
L’éducation que j’ai reçue de mes parents me recommande de vous appeler « Papa ». Aussi, voudrais-je que tu ne me tiennes point rigueur si, je me suis donné la liberté de tutoyer une sommité de ton rang.
En me décidant de parler de toi, Papa Joseph Owona, j’ai bonne conscience de me risquer en terre inconnue. Car, l’enfant ne saurait prétendre connaître mieux ses parents. Mais il peut, par rapprochement, se faire une idée sur ceux-ci au travers des anecdotes et des histoires des plus abracadabrantesques que des plus vraies. Sur toi papa Owona, j’en ai entendu des tonnes dont je ne peux me souvenir que de quelques-unes.
J’ai entendu parler de toi, Papa Joseph Owona, de tes années de Chancellerie à l’Université de Yaoundé. Il se raconte qu’un beau matin, perché sur le perron de la chancellerie, tu aurais recommandé aux étudiants munis de pancartes pour une « marche pacifique » en signe de réclamation de leurs bourses, de ne pas marcher, mais de courir plutôt ; car la marche ne leur procurerait aucun bien.
J’ai également entendu parler de toi, Papa Joseph Owona, à propos de la Loi constitutionnelle du 18 janvier 1996 pour laquelle tu aurais été le « Cuisinier en chef ». Cette Loi constitutionnelle regorge, je l’avoue, d’importantes avancées pour la démocratie (décentralisation, limitation de mandats présidentiels, Conseil constitutionnel, déclaration des biens, etc.) ; mais elle reste inopérationnelle dans son entièreté, à cause de l’élasticité de son Article 67 qui aurait pourtant été contraignant dans le temps.
J’ai encore entendu parler de toi, Papa Joseph Owona, de tes années comme Secrétaire Général de la Présidence de la République du Cameroun. Il se raconte encore que tu aurais, en lieu et place du Chef de l’Etat en déplacement hors du pays, « limogé » Gervais Mendo Ze de la direction générale de la CRTV. Et que ce dernier n’aurait vu son poste sauvé que grâce à certains employés qui se seraient opposés, à la lecture de l’acte de révocation de leur « Mariologue » de DG.
J’ai également entendu parler de toi, Papa Joseph Owona, de tes années comme Ministre de la Jeunesse et des Sports. Il se raconte là -bas que tu aurais rebaptisé la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), « FECAFOOTAISE », puis « FECACACA ».

