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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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PATAPATA PATAPATA a écrit le 4 janvier 2015 à 20h10
3- POURQUOI DITES-VOUS QUE DIEU N’EXISTE PAS DANS LA SPIRITUALITÉ AFRICAINE ALORS QU’IL Y A LE MOT DIEU DANS NOS LANGUES AFRICAINES ?
Le fait d’avoir le mot ordinateur dans la langue française ne veut pas dire que les Gaulois utilisaient des ordinateurs. Le fait d’avoir les mots « message électronique » signifie-t-il qu’il y a cent ans les français s’expédiaient des emails ? Est-ce que le fait de désigner l’Européen dans les langues africaines signifie qu’ils ont toujours habité en Afrique ? La vérité est que l’occupation coloniale procédait toujours en deux étapes : d’abord les missionnaires qui venaient en premier et qui, à peine arrivés, traduisaient la bible dans les langues locales et c’est dans ces ouvrages qu’on a pour la première fois dans les langues africaines le mot dieu, pour désigner une entité suprême. Et ce n’est qu’après que le cousin débarquait pour installer le comptoir de commerce, et le piège se refermait sur nos peuples ignares de ces pratiques de grand banditisme de type moyenâgeux en Europe.
La preuve la plus évidente du fait que la spiritualité africaine n’a jamais laissé le moindre espace à un hypothétique dieu créateur vient de l’absence totale d’une référence divine. Dieu est absent, complètement ignoré dans les préceptes, dans les directives. Et même la notion de péché prouve qu’un Africain pèche parce qu’il viole les règles des ancêtres et non d’un dieu, qui n’a fixé aucune règle. Et la punition encore une fois, provient de l’ancêtre et non d’une unicité divine quelconque. Dans la spiritualité africaine, Dieu ne parle pas, il ne conseille pas, il ne protège pas, il n’indique pas la route à suivre, il ne dit pas ce qu’il ne faut pas faire. Il est absent. Il est inexistant. A sa place, c’est le parent, le grand-parent passé de vie à mort qui devient la divinité. C’est lui qui va protéger. En conclusion, dans les villages africains, il n’existe même pas de légende sur un dieu créateur ou un dieu super-puissant, rien sur ce qu’il aurait pu réaliser, absolument rien sur le fait qu’il soit bon ou sévère. Parler de Dieu dans la spiritualité africaine, c’est comme parler des dragons asiatiques aux Pygmées de la forêt gabonaise. On a beau mentir et construire là-dessus des histoires pour convaincre le maître asiatique que nous sommes proches d’eux, et le Pygmée pourra bien donner le nom au dragon, mais dans sa tradition, il n’existe aucune trace de la fonction du dragon. De même, il n’existe aucune trace de la fonction de Dieu dans l
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