ANEL-
Lis cet extrait.BELL ne nie pas avoir été en prison
Dix-huit mois de prison au sortir de l’adolescence
Fidèle à ses convictions, Bell inflige au lecteur un terrible coup de poing au foie dès le deuxième chapitre : accusé à tort d’attentat à la pudeur, le futur capitaine des Lions Indomptables est embastillé à New Bell, la prison de Douala de sinistre réputation. De son arrestation au procès, il va y passer près de dix-huit mois. En avril 1974, après un témoignage capital du cousin de la victime, le juge ordonne la relaxe pour faits non établis. Joseph-Antoine Bell n’a pas vingt ans. Il n’oubliera jamais : “Tout ce que je suis aujourd’hui, c’est après être allé en prison. On dit qu’elle détruit les gens. Moi, j’ai grandi après une telle épreuve, totalement injuste et imméritée. Je n’ai pas été broyé, ni sali. J’ai écrit ce chapitre pour que tout le monde sache. Certains m’ont collé la vacherie à vie, ce sont de mauvaises langues ! Maintenant, ils vont raser les murs parce que j’en parle moi-même et que l’histoire ne ressemble pas à la leur. Tenez, lors de l’élection à la présidence de la Fifa en 2002, j’avais choisi Blatter (NdlR : le Suisse, qui allait être réélu triomphalement en Corée du Sud, avant la Coupe du Monde, avait alors pour adversaire Issa Hayatou, un compatriote de Bell). Une envoyée du camp adverse vient me dire : ‘Si tu continues à te montrer, certains menacent de balancer que tu es un pédophile.’ Je lui ai répondu : ‘J’appelle Basile Boli comme témoin. Va dire à tes copains que le premier qui dit ça, je le laisse en prison, ici en Corée, pour diffamation !â€
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Dix-huit mois de prison au sortir de l’adolescence
Fidèle à ses convictions, Bell inflige au lecteur un terrible coup de poing au foie dès le deuxième chapitre : accusé à tort d’attentat à la pudeur, le futur capitaine des Lions Indomptables est embastillé à New Bell, la prison de Douala de sinistre réputation. De son arrestation au procès, il va y passer près de dix-huit mois. En avril 1974, après un témoignage capital du cousin de la victime, le juge ordonne la relaxe pour faits non établis. Joseph-Antoine Bell n’a pas vingt ans. Il n’oubliera jamais : “Tout ce que je suis aujourd’hui, c’est après être allé en prison. On dit qu’elle détruit les gens. Moi, j’ai grandi après une telle épreuve, totalement injuste et imméritée. Je n’ai pas été broyé, ni sali. J’ai écrit ce chapitre pour que tout le monde sache. Certains m’ont collé la vacherie à vie, ce sont de mauvaises langues ! Maintenant, ils vont raser les murs parce que j’en parle moi-même et que l’histoire ne ressemble pas à la leur. Tenez, lors de l’élection à la présidence de la Fifa en 2002, j’avais choisi Blatter (NdlR : le Suisse, qui allait être réélu triomphalement en Corée du Sud, avant la Coupe du Monde, avait alors pour adversaire Issa Hayatou, un compatriote de Bell). Une envoyée du camp adverse vient me dire : ‘Si tu continues à te montrer, certains menacent de balancer que tu es un pédophile.’ Je lui ai répondu : ‘J’appelle Basile Boli comme témoin. Va dire à tes copains que le premier qui dit ça, je le laisse en prison, ici en Corée, pour diffamation !â€

