(...)"Nico, c'est le moment, ça commence là ! Faut se mettre minable..."
C'est drôle, parce que pour nous, ce qui ressort, c'est votre aisance...
Nicolas Nkoulou : C'est l'impression que vous avez souvent, mais ça demande beaucoup d'efforts, un gros travail mental, une concentration énorme, beaucoup d'analyse. Il est certain que ça stimule. Je me dis : "Hmm", je retrouve mes sensations ! Mais bon, ce n'est jamais agréable de se retrouver en bas. On travaille tous les jours pour se maintenir le plus haut possible. Quand on est en bas, il faut savoir repartir. On reçoit les critiques, mais je sais très bien ce que j'ai fait de bien ou de mal.
Jouer à deux ou à trois en défense centrale, pour vous, ce n'est pas pareil ?
Nicolas Nkoulou : Au départ, il fallait trouver ses repères, mais aujourd'hui, ça ne me pose aucun problème. À trois, j'assume la couverture de toute la surface derrière ; à deux, on le fait mutuellement, c'est moins compliqué. Ça demande beaucoup de concentration, d'énergie.
Ça vous redonne le goût de commander sur le terrain ?
Nicolas Nkoulou : J'ai toujours eu ce goût, naturellement. Pas à commander, mais à guider, échanger. Il est difficile de rappeler à l'ordre un coéquipier quand on ne fait pas le travail soi-même. C'est plus simple quand on fait soi-même du bon boulot , vis-à -vis de lui, on est plus crédible. D'autant que lorsqu'on joue, on est énervé, on ne fait pas attention, on peut réagir malencontreusement, dire : "Tu me demandes de faire ça et tu ne le fais pas toi-même".
La coupe du monde ratée a été un déclic ?
Nicolas Nkoulou : Je rebondis. Mais pas seulement sur la coupe du monde. Il y a eu d'abord l'échec avec l'OM. Je me suis dit : "Tout a coulé, il faut repartir"
Le décès de votre papa, ensuite, a été aussi un déclic, vous avez eu envie de lui rendre hommage sur le terrain ?
Nicolas Nkoulou : Oui. Ça a beaucoup joué. Je me suis dit : je n'ai plus personne. Si je m'alarme sur mon cas, je n'avance plus, je suis foutu, je ne vis plus. Or, il y a des gens qui comptent sur moi, ont besoin de moi : ma femme, ma fille, mes amis. Il fallait regarder devant, les belles choses qui restaient.
Ça a été dur. Je me demandais pourquoi ça m'arrivait, surtout à un moment où tout me tombait dessus. J'ai été assommé un bon moment et puis je me suis dit : jusqu'à quand tu vas rester ainsi ? Faut avancer. C'était mon destin, je devais en passer par là .
C'est drôle, parce que pour nous, ce qui ressort, c'est votre aisance...
Nicolas Nkoulou : C'est l'impression que vous avez souvent, mais ça demande beaucoup d'efforts, un gros travail mental, une concentration énorme, beaucoup d'analyse. Il est certain que ça stimule. Je me dis : "Hmm", je retrouve mes sensations ! Mais bon, ce n'est jamais agréable de se retrouver en bas. On travaille tous les jours pour se maintenir le plus haut possible. Quand on est en bas, il faut savoir repartir. On reçoit les critiques, mais je sais très bien ce que j'ai fait de bien ou de mal.
Jouer à deux ou à trois en défense centrale, pour vous, ce n'est pas pareil ?
Nicolas Nkoulou : Au départ, il fallait trouver ses repères, mais aujourd'hui, ça ne me pose aucun problème. À trois, j'assume la couverture de toute la surface derrière ; à deux, on le fait mutuellement, c'est moins compliqué. Ça demande beaucoup de concentration, d'énergie.
Ça vous redonne le goût de commander sur le terrain ?
Nicolas Nkoulou : J'ai toujours eu ce goût, naturellement. Pas à commander, mais à guider, échanger. Il est difficile de rappeler à l'ordre un coéquipier quand on ne fait pas le travail soi-même. C'est plus simple quand on fait soi-même du bon boulot , vis-à -vis de lui, on est plus crédible. D'autant que lorsqu'on joue, on est énervé, on ne fait pas attention, on peut réagir malencontreusement, dire : "Tu me demandes de faire ça et tu ne le fais pas toi-même".
La coupe du monde ratée a été un déclic ?
Nicolas Nkoulou : Je rebondis. Mais pas seulement sur la coupe du monde. Il y a eu d'abord l'échec avec l'OM. Je me suis dit : "Tout a coulé, il faut repartir"
Le décès de votre papa, ensuite, a été aussi un déclic, vous avez eu envie de lui rendre hommage sur le terrain ?
Nicolas Nkoulou : Oui. Ça a beaucoup joué. Je me suis dit : je n'ai plus personne. Si je m'alarme sur mon cas, je n'avance plus, je suis foutu, je ne vis plus. Or, il y a des gens qui comptent sur moi, ont besoin de moi : ma femme, ma fille, mes amis. Il fallait regarder devant, les belles choses qui restaient.
Ça a été dur. Je me demandais pourquoi ça m'arrivait, surtout à un moment où tout me tombait dessus. J'ai été assommé un bon moment et puis je me suis dit : jusqu'à quand tu vas rester ainsi ? Faut avancer. C'était mon destin, je devais en passer par là .

