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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Benson Benson a écrit le 15 décembre 2014 à 9h25
(...)Je suis un peu étonné parce que maintenant, tout le monde dit qu'il faut gagner la Coupe d'Afrique." L'emploi de l'expression « tout le monde » à deux reprises dans cet extrait des propos de Finke n'est pas innocent. En effet, au-delà du public camerounais, il y intègre forcément ses employeurs, les décideurs du foot dans le pays, tant à la Fécafoot qu'au Ministère des Sports (MINSEP), avec extension à l'ensemble du gouvernement.

Le sélectionneur allemand, du haut de son âge mûr a accumulé une grande expérience dans les relations humaines, et il sait lire entre les lignes, comprendre à demi-mot, et décoder les messages sibyllins. Il sait donc que ses employeurs ont changé unilatéralement les objectifs qui lui étaient assignés quand le concept « reconstruction » a été lancé. Cela peut paraître flatteur à l'égard de Finke dans le sens où, comme l'affirment certains observateurs, cela témoigne de sa grande compétence qui lui a permis, en moins de temps qu'on ne l'aurait pensé, de bâtir une solide équipe de Lions Indomptables. Un peu comme cet élève qui achève avec bonheur une épreuve d'examen prévue pour 4 heures en 30mn, Finke aurait donc pulvérisé le délai de reconstruction des Lions Indomptables.

Finke et la pression, ça fait deux !

Et pourtant, Volker Finke ne semble pas s'en vanter, pas plus qu'il ne donne l'impression d'approuver ce changement d'objectif qui est dans l'air du temps au niveau des Lions Indomptables. Pas parce qu'il ne serait pas heureux de remporter la CAN 2015, mais parce que cela remet de la pression sur ses joueurs et lui. Visiblement, Finke n'aime pas être sous pression, et on l'a bien vu lors de la coupe du monde. Elle le rend hésitant, frileux, taciturne, et à la limite apathique. Finke sous pression transmet ses doutes et sa nervosité contenue aux joueurs, et il n'arrive plus à pousser ses troupes au combat, ni à les booster pour qu'elles se subliment. Au Brésil, Finke n'a jamais pu remettre Charles Itandje en confiance ; il n'a pas su canaliser l'adrénaline des Moukandjo, Song, Assou Ekotto ou Nyom ; il n'a pas réussi à ressortir Nkoulou, Choupo ou Enow Eyong de la coquille dans laquelle ils s'étaient recroquevillés.

Volker Finke sous pression au Brésil a donné l'impression d'avoir abandonné le combat, et son silence total au bord des stades, ajouté à l'expression de son visage défait par une souffrance intérieure, n'ont pas aidé des Lions minés par une ambiance de tanière délétè
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