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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Benson Benson a écrit le 15 décembre 2014 à 9h23
(...)avec l'accueil de la CAN par le Cameroun. Même si les Lions Indomptables ne se qualifiaient pas pour la CAN 2015, l'indulgence de tous les adeptes de la reconstruction leur était acquise d'avance.

Dépouillé de toute pression, Volker Finke a donc pu faire des choses qu'il n'a pas osées au Brésil : on l'a vu moins frileux et plus joueur. Les Lions ont pu évoluer avec 4 véritables joueurs à vocation offensive (Njie Clinton, Aboubacar Vincent, Moukandjo et Choupo Moting) ; en l'absence d'un spécialiste au poste d'arrière latéral droit, on a fini par comprendre qu'un arrière latéral gauche pouvait bel et bien évoluer à droite (Oyongo Bitolo), comme le fit pendant longtemps Bertin Ebwellé (droitier jouant sur le flanc gauche) ; on a accordé plus de confiance à Salli Edgard, etc. Et comme cela arrive très souvent quand on se débarrasse de la peur de mal faire, Stéphane Mbia et ses coéquipiers ont engagé tambours battant la phase éliminatoire de la CAN 2015, en infligeant une défaite à domicile à la RD Congo (2-0), puis une cinglante gifle à la Côte d'Ivoire à Yaoundé (4-1).

La reconstruction n'a pas fait long feu

Au finish, les Lions Indomptables se qualifient pour la CAN 2015, en occupant la tête de leur groupe, et en n'ayant perdu aucun match. Curieusement, au lieu de manifester une joie contenue comme des gens pour qui ces résultats immédiats ne pouvaient être qu'anecdotiques, les tenants d'une reconstruction sur le long terme sont devenus euphoriques. « Les Lions sont de retour ! » a-t-on pu entendre ici et là. Désormais, un 5ème trophée de la CAN pouvait enrichir le palmarès des Lions indomptables dès 2015. Si encore ces nouvelles ambitions à très court terme étaient simplement portées par des supporters qui donnaient libre cours à leur chauvinisme, cela serait retenu ainsi, sans plus. Mais le CN s'y est mis lui aussi, avec un discours qui est parti de « les camerounais doivent accepter de perdre des matchs, car nous ne devons pas attendre de résultats de cette jeune équipe avant 3-4 ans » à celui actuel qui est « on peut reconstruire et gagner des titres, ce n'est pas incompatible ».

Et Volker Finke a bien perçu ce changement de cap. Il le révèle clairement dans une interview : "Il y a quelques mois tout le monde a dit qu'il faut reconstruire l'équipe nationale, que ce n'était pas important d'être qualifié pour ci ou ça. Mais qu'il faut la reconstruction pour être prêt dans deux ou trois ans. Je suis un peu étonné pa
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