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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 29 novembre 2014 à 21h52
L.P. : Qu’est-ce qui vous fait croire que BELL a vendu le match ?
S.Z. : Mais, puisqu’à notre retour à Abidjan, il a rejoint l’Arab Contractors. Il nous a abandonnés pour aller jouer avec cette équipe.

L.P. : Mais comment le saviez-vous ?
S.Z. :(Il hausse le ton) Puisque j’avais de bons rapports avec les dirigeants de Arab Contractors. Après, ils m’avaient même nommé comme membre d’honneur du club jusqu’à aujourd’hui. A l’époque, celui qui dirigeait Arab Contractors c’était M. Abbas, il est devenu un grand ami jusqu’à aujourd’hui. Quand je vais au Caire, dans le cadre de nos activités de la CAN, je le vois. Il m’a dit «Président, nous connaissons très bien Bell. Il y a un de vos collègues qui nous a mis en contact. Et il avait déjà signé chez nous ». Donc, voilà un garçon qui si vous regardez bien, n’était pas dans le match. Il ne vivait pas le match. Il ne commandait pas sa défense. Il faut le dire, il a vendu le match. Il ne s’est pas comporté comme un professionnel. Il était corrompu. Nos relations ont pris un coup pendant des années. J’en avais gros sur le cœur. Maintenant, le temps est passé. Mais, quand il parle de sa carrière de footballeur, il escamote son passage à Abidjan. Il ne dit pas qu’il a joué à l’Africa Sports. Alors que sans l’Africa Sports, il n’aurait pas joué. Sans l’Africa, il ne serait pas parti à Arab Contractors. Après, il y a eu Toulon et Marseille. L’Africa Sports a été un bon tremplin pour lui. C’est ce manque de reconnaissance que je lui ai reproché.

L.P. : Comment expliquez-vous ce manque de reconnaissance de sa part alors que vous êtes allé le chercher en France ?
S.Z. : Vous savez, les hommes sont ce qu’ils sont. Moi, je ne juge personne. Avec mon expérience de la vie, jusqu’à aujourd’hui où je vous parle, je connais beaucoup les hommes. Mais, ce qui est sûr, c’est que c’est dans ces conditions déplorables que nous avons perdu le match au Caire.

L.P. : N’y avait-il pas d’autres facteurs ?
S.Z. : Mais, c’était lui. Il ne jouait pas. C’est lui qui replaçait les jeunes défenseurs. Mais, il était complètement absent du système. Au début, dans les 25 premières minutes, je pense que l’entraîneur aurait dû faire un changement. A l’époque, je manquais un peu d’expérience. Je n’étais pas encore devenu ce « président interventionniste » que j’ai été après. Donc, à l’époque, je pouvais faire entrer Billy Jean Paul par exemple. On a continué et on a perdu. On n’a pas fait de changement nécessaire. On a perdu deux à zéro à
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