C’est le 18 septembre 1982 que s’est joué ce match au Caire. Et c’est ce jour là que j’ai véritablement compris ce que c’est que le football à l’échelle internationale. Comment il fallait vraiment se préparer pour aborder une grande compétition. C’est au soir de ce match, que j’ai prononcé cette phrase qui est devenu célèbre :« la Coupe d’Afrique brûle , le football est cruel ». Je suis très heureux qu’après 23, l’entraîneur de Chelsea, José Murinho lors de sa conférence, après sa défaite face à Liverpool, a dit que le football était cruel. Donc, c’est l’éternelle histoire. C’était à la fois un grand et difficile match. L’entraîneur yougoslave Naumovic venait d’arriver à l’Africa Sports. Et nous avions fait un recrutement intelligent. Parce que M. Naumovic avait estimé qu’après la débâcle que nous avons eue, contre le TP Mazambé en Coupe d’Afrique, il fallait renforcer le groupe. J’avais compris qu’il fallait prendre des décisions. C’est ainsi que, sur les 30 joueurs, nous avons libéré au moins 25. Et nous avons eu, à cette époque-là , la chance d’avoir une nouvelle équipe jeune. Avec des chefs de fil comme Obou Arsène, Loué Ruffin, Gba Bernadin…etc. Nous avons estimé qu’il fallait encadrer ces jeunes. Alors, nous avons fait venir quelques joueurs tels que Joseph Antoine Bell (dans les buts). Il était à PARIS où il était allé pour une carrière professionnelle. Et un jour, un ami journaliste à Paris m’a dit « Simplice, si tu cherches un gardien de buts, il y en a un ici ». Je lui ai dit « il n’ y a pas de problème, ORGANISE un dîner ». C’est au cours de ce dîner que j’ai dit à Antoine Bell: « cela fait deux ans que vous vous entraînez avec l’équipe amateur du Racing. Vous n’avez pas de club. Moi, je suis à la recherche d’un gardien. Venez faire une expérience en Côte d’Ivoire. L’Africa va vous relancer. Je monte une équipe de jeunes. Je souhaite que vous veniez participer à l’aventure ».

