Cécilia Sarkozy est dans l’« humanitaire » et a jeté son dévolu sur le Gabon... À elle, donc, d’attirer l’attention sur l’hôpital Albert-Schweitzer, après qu’elle eut tenté de faire croire, en juin 2012, qu’avec Sylvia, l’épouse
d’Ali, elle allait contribuer à « l’amélioration des conditions
de vie des Africaines en termes de sécurité, de
santé et de productivité », avec pour ambition
d’élaborer un « plan d’action pour l’Afrique, de libérer
la richesse du potentiel des femmes africaines, assurant
un bel avenir à la prochaine génération ».
Cinéma ? Le 2 janvier 2013, elle visite à Lambaréné
le fameux hôpital du docteur Schweitzer et annonce
que sa fondation va contribuer à la rénovation du
musée, sans répondre pour autant à la presse qui l’interroge
sur le montant de sa contribution. Son nom
sera à tout le moins accolé à ceux des neuf contributeurs
prestigieux de la Fondation internationale de
l’hôpital du Dr Albert Schweitzer, organisme privé
créé en 1974 pour « poursuivre l’oeuvre médicale du
Dr Albert Schweitzer, comme l’expression de son
message universel au service des hommes, sans
aucune distinction de race, de religion ou de situation
sociale ».
Cette visite s’inscrivait dans le cadre de la préparation
du grand raout célébrant en juillet 2013 le centenaire
de l’arrivée du légendaire docteur à Lambaréné.
Ce coup de pub cosigné Ali Bongo et Attias &
Co révèle une absence de culture évidente. Les vieux
Gabonais n’ont pas oublié que le docteur fermait sa
porte aux Gabonais, même quaquelques déclarations du Prix Nobel de la paix sur « ces indigènes magnifiquement
paresseux », sur « l’indolence des primitifs », sur « ces Noirs qui montaient encore sur les palmiers pour cueillir les noix de coco. Maintenant, on leur apprend à lire et à écrire. Vous n’en trouverez plus un seul qui acceptera de grimper à un arbre. »
Après avoir moi-même passé quelques heures avec
le « bon docteur » en octobre 1964, je n’avais plus du
tout de lui l’idée saint-sulpicienne qui était la mienne
en arrivant. Je me rappelle que, installé dans un
fauteuil pour parcourir une biographie à lui consacrée,
il s’était tourné vers la fenêtre pour regarder des
enfants noirs jouer au ballon : « Je les aime bien, mais
ils resteront toujours des enfants. »
Qu’importe : Ali donne l’impression de ne pas du
tout s’intéresser à l’histoire du pays, aux courants qui
le traversent, aux aspirations profondes du peuple gabonais,
et d’avoir pour seule bible, afin d
d’Ali, elle allait contribuer à « l’amélioration des conditions
de vie des Africaines en termes de sécurité, de
santé et de productivité », avec pour ambition
d’élaborer un « plan d’action pour l’Afrique, de libérer
la richesse du potentiel des femmes africaines, assurant
un bel avenir à la prochaine génération ».
Cinéma ? Le 2 janvier 2013, elle visite à Lambaréné
le fameux hôpital du docteur Schweitzer et annonce
que sa fondation va contribuer à la rénovation du
musée, sans répondre pour autant à la presse qui l’interroge
sur le montant de sa contribution. Son nom
sera à tout le moins accolé à ceux des neuf contributeurs
prestigieux de la Fondation internationale de
l’hôpital du Dr Albert Schweitzer, organisme privé
créé en 1974 pour « poursuivre l’oeuvre médicale du
Dr Albert Schweitzer, comme l’expression de son
message universel au service des hommes, sans
aucune distinction de race, de religion ou de situation
sociale ».
Cette visite s’inscrivait dans le cadre de la préparation
du grand raout célébrant en juillet 2013 le centenaire
de l’arrivée du légendaire docteur à Lambaréné.
Ce coup de pub cosigné Ali Bongo et Attias &
Co révèle une absence de culture évidente. Les vieux
Gabonais n’ont pas oublié que le docteur fermait sa
porte aux Gabonais, même quaquelques déclarations du Prix Nobel de la paix sur « ces indigènes magnifiquement
paresseux », sur « l’indolence des primitifs », sur « ces Noirs qui montaient encore sur les palmiers pour cueillir les noix de coco. Maintenant, on leur apprend à lire et à écrire. Vous n’en trouverez plus un seul qui acceptera de grimper à un arbre. »
Après avoir moi-même passé quelques heures avec
le « bon docteur » en octobre 1964, je n’avais plus du
tout de lui l’idée saint-sulpicienne qui était la mienne
en arrivant. Je me rappelle que, installé dans un
fauteuil pour parcourir une biographie à lui consacrée,
il s’était tourné vers la fenêtre pour regarder des
enfants noirs jouer au ballon : « Je les aime bien, mais
ils resteront toujours des enfants. »
Qu’importe : Ali donne l’impression de ne pas du
tout s’intéresser à l’histoire du pays, aux courants qui
le traversent, aux aspirations profondes du peuple gabonais,
et d’avoir pour seule bible, afin d

