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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 7 novembre 2014 à 10h02
Aujourd’hui, selon la Constitution ivoirienne en vigueur, c’est vous le dauphin constitutionnel du président Alassane Ouattara. Accepteriez-vous que l’article qui fait de vous ledit dauphin constitutionnel soit tripatouillé pour que le Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko que vous détesté cordialement, soit le nouveau dauphin constitutionnel d’Alassane Ouattara ? Non ! Assurément, vous feriez tonner encore la poudre en Côte d’Ivoire pour éviter une telle modification.

Pourquoi alors avoir conseillé au peuple burkinabé d’accepter le piétinement de sa Constitution par l’ex-président et son clan ? Parce que vous pensiez que parce qu’il s’était imposé pendant 27 ans, il avait acquis le pouvoir de contrôler ou de terroriser tout le peuple burkinabé sans qu’il ne bronche ?

Monsieur Soro Guillaume, nous restons persuadés que vous faites partie de ceux qui n’ont accordé aucune importance aux propos de Barack Obama lorsqu’il a dit au Ghana et continue de le dire, que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes ».

Notre ex-président, sur le sol américain, en plus, lui a répondu qu’« il ne peut y avoir d’institutions fortes sans hommes politiques forts… ».

C’est quoi un homme politique fort ? Celui qui respecte la volonté de son peuple ou celui qui tente de s’imposer à son peuple contre sa volonté en modifiant la Constitution uniquement pour son seul intérêt et celui de son clan ?

Dans une Afrique en déficit de respect des prescriptions des constitutions, il faudrait, monsieur Soro Guillaume, au regard de ce qui vient de se passer dans notre pays, que vous reteniez une bonne fois pour toutes qu’aucun dictateur ne peut s’imposer définitivement contre la volonté de son peuple. Retenez bien cette leçon ! Monsieur Blaise Compaoré n’a pas été renversé par un coup d’Etat militaire. C’est une insurrection populaire qui, malgré vos mises en garde, l’a contraint à partir du pouvoir sur la pointe des pieds pour se réfugier à Yamoussoukro. Capitale politique et symbole de la paix prônée par feu Félix Houphouët-Boigny.
Merci de patienter...
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