PUBLICITÉ

Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
Les champs marqués avec un * sont obligatoires.
guyzoducamer guyzoducamer a écrit le 10 juin 2005 à 19h41
Samuel Eto'o: Ambition à 100 à l'heure

Lorsque nous avons demandé à Samuel Eto’o à quel endroit il voulait poser avec le trophée de la Liga, le camerounais n'ent finissait pas de décider le lieu idéal.

Il ne voulait pas le faire chez lui à l' hotel Arts, “parce que j'y ai déja fait de nombreuses photos et en plus très bientôt je vais déménager dans ma nouvelle maison”; ni dans les Ramblas, ni au Port Olympique , car “il y a beaucoup de monde et ça peut créer un tumulte si ils me voient”, et encore moins dans un endroit hors de Barcelone, “mon gars, tu sais déja que je vais toujours vite”.
Dans une situation pareille, on commençait à craindre le pire, mais de suite Samuel trouva la solution : “Bon, ce soir je reçois un nouvelle voiture. Si vous voulez, on peut le faire dans le véhicule."

Ausitôt dit, aussitôt fait. Ce qu'on était très loin de s'imaginer, c'est que la voiture en question était une " Aston Martin Vanquish V12", une des voitures sportives les plus exclusives sur la planète terre.

Nous avons pris rendez-vous à 17 H à son hotel, car le concessionnaire livre les véhicules à l'aide d'une grue à l'endroit où le client le souhaite.

Le véhicule arrive donc enveloppé dans une bache plastique comme celles utilisées pour les monoplaces de Formule Un.

Samuel enlève la bache, à la fois nerveux et excité. Nous l'aidons avec les portiers de l'Hotel Arts à défaire le "joyau" de sa couverture. La stupéfaction se lit sur son visage - et les nôtres : nous sommes devant une des voitures les plus belles au monde.

Le plein d'émotion nous fait oublier un instant l'objet de notre reportage. Nous nous laissons emporter par l'euphorie de Samuel, qui monte dans la voiture pour faire un tour. Chargés du pesant trophée, nous lui demandons un instant de répit. Il faut faire les photos et après parler quelques minutes. Nous ne sommes pas disposés à ce qu'il nous lâche, et quon ne le revoit plus pendant une heure.
La lumière du soleil marque la vie du photographe, et les nôtres se font de plus en plus anxieuses à l'idée que Samuel décide finalement d'aller essayer la voiture dans Barcelone et qu'il rentre plus tard.

Finalement, il nous concède une pause pour que nous puissions faire le reportage dans de bonnes conditions. Mais très vite, la première difficulté apparait : comment mettre un trophée qui a le poids d'un pachyderme dans une voiture qui vaut 300 000 euros ?
Il faut s'y prendre avec une précision chirurgicale, surtout quand le propriétaire est en train de vous regarder, comme si vous étiez en train de lui prendre sa vie. Une fois la Coupe placée sur le siège avant, les nerfs de l'attaquant peu à peu se relachent.
C'est le moment de prendre les photos. Samuel nous montre son meilleur visage ; celui du gamin qui a l'ambition de réaliser tous ses rêves.

Et de fait, le mot ambition est l'un de ceux préférés dans le vocabulaire de eto'o. Son dictionnaire particulier se résume à deux concepts : ambition et engagement.

“Elle est belle hein ? C'est la première de beaucoup d'autres qui vont tomber", assure Eto’o, le regard admiratif posé sur la Coupe qu'il avait tant désiré de lever.

“Je ne suis pas à l'aise lorsqu'on me dit que cette Liga a été la Liga de Eto'o, car ce n'est pas vrai. Oui, j'ai marqué beaucoup de buts, mais sans l'aide de mes coéquipiers je n'en aurais même pas inscris la moitié. C'est la Liga du Barça. J'aime mieux ça", affirme l'attaquant camerounais.

Samuel préfère faire peu de cas de ceux qui le qualifient de "meilleur étranger de la Liga" ou de "meilleur blaugrana de la saison," même s'il reconnait que c'est toujours bon que l'on mette en valeur le travail d'une personne: “En vérité, la seule chose qui a une valeur pour moi c'est quand le míster ou mes amis me disent que j'ai bien joué. Mais je ne suis pas non plus hypocrite et je ne vais pas nier que cela fait toujours plaisir de recevoir des éloges”.

Eto’o insiste sur le fait qu'un titre collectif a une valeur beaucoup plus importante qu'un titre individuel et il a une petite pensée pour ceux qui s'échinent à voir des conflits chaque fois qu'il bouge le petit doigt : “C'est vrai que ça m'aurait fait plaisir de gagner le ‘Pichichi’ ou le ‘Soulier d'Or’. Mais la Liga c'est la Liga. Il n y a rien de mieux que de gagner ce titre...il n y a que la Champions qui peut l'égaler. C'est pour ça que je rigole quand on me dit que je suis fâché. Ou alors, oui, je suis fâché d'avoir gagné la Liga et marqué 25 buts. Je suis désolé, mais ceux qui insistent en essayant de créer les problèmes où il n y en a pas ne vont pas réussir”.

ENGAGEMENT

Samuel n'apprécie pas non plus que certains médias le situent à mille lieux de là, avec les offres de Chelsea et de Manchester United, entre autres. L'attaquant est très reconnaissant pour la confiance que lui a accordé Joan Laporta, et il veut le remercier avec des buts et en jouant de nombreuses années au Barça.: “Je sais que je ne serais pas mieux qu'ici dans aucun club au monde. Je ne veux pas partir, et je sais que le club ne veut pas me vendre. Je ne vois donc pas où est le problème et pour quelle raison certains insistent à me situer hors de Barcelone. Ceux qui insistent tant devront avaler leur parole parce que Eto'o va continuer de nombreuses années à Barcelone”.

Le joueur camerounais est comme ça : clair et sincère. Nous souhaitions parler de la Liga et faire un bilan de sa trajectoire en tant que blaugrana, mais l'actualité nous précipite sur une autre voie. Eto'o nous prévient que l'année prochaine il donnera beaucoup plus qu'il ne parlera. " Nous sommes une équipe championne et y a beaucoup d'envie d'accomplir des choses. Cette année nous avons gagné la Liga, mais nous ne nous contentons pas de ça. On veut plus. Nous savons que le club veut construire une équipe encore plus grande. Ce projet nous remplit tous de joie. Le club est en train de bien faire les choses”.

Il ne reste plus beaucoup de temps pour parler. Samuel est impatient d'éprouver son nouveau bolide. Il prend la clé et démarre. Le son produit par les quatres tuyaux d'échappement provoque des frissons. Eto'o nous offre un petit coup d'accélérateur, et le moteur rugit comme une musique céleste. Les gens ne pourront pas rester indifférents devant une telle image : Eto'o dans une Aston Martin.

Le camerounais prend congé de nous. Il a envie d'essayer sa nouvelle voiture. Nous lui disons aurevoir, alors qu'il sort de son hotel pour faire le tour de la "Ronda Litoral". Il est déja presque 18 heures. Le photographe respire, soulagé : il y avait assez de lumière pour travailler, même si il maudit l'inévitable contre-jour.

Traduit de l'Espagnol
http://www.sport.es/default.asp?idpublicacio_PK=33&idioma=CAS&idnoticia_PK=217920&idseccio_PK=614&h=

http://www.diariosport.com/vivo/recursos/fotos/foto_112034_CAS.jpg
Merci de patienter...
PUBLICITÉ

FIL INFO

PUBLICITÉ

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Add New Playlist