Le président du FC Lorient a accordé une interview à notre confrère Ouest-France, dans laquelle il dit tout, ou presque, sur l'achat du vice-capitaine des Lions Indomptables par l'équipe portugaise.
Aboubakar déjà buteur à Porto © DR
La Fifa vient de redistribuer les cartes dans les vestiaires en annonçant sa décision d'interdire la propriété des joueurs par des tiers, et donc de réguler l'activité des fonds d'investissement dans le football. Quelques semaines après le transfert de Vincent Aboubakar au FC Porto, Ouest France a demandé son point de vue à Loïc Féry. Président du FC Lorient, il est également gestionnaire d'actifs à Londres. Il est particulièrement bien placé pour évoquer les sources de financements non bancaires des clubs pros. Interview.
Il y a quelques semaines, le transfert de votre attaquant Vincent Aboubakar vers Porto a suscité bien des interrogations. Le club portugais a lui même semé le trouble en précisant qu'il s'était contenté d'acheter 30 % des droits de votre joueur pour 3 millions d'euros, alors que vous en réclamiez 12 au départ. Que s'est-il passé exactement ?
J'ai entendu tout et n'importe quoi sur le sujet. Mais il n'y a aucun mystère. Il n'y a jamais eu de TPO (tierce propriété) sur Aboubakar ! Le FC Lorient a simplement conservé 70 % des droits économiques du joueur. Ce n'est pas interdit. On s'est tout simplement inscrit dans un cadre où le club vendeur conserve une indexation sur la vente suivante. C'est commun dans le football. D'habitude, cela s'applique surtout sur la plus-value, mais dans le cas de Vincent, c'est sur l'intégralité du transfert. Les choses sont claires : si Aboubakar était revendu demain, nous toucherions 70 % du produit de la vente...
Mais vous comprenez qu'un tel montage puisse interpeller ?
Bien sûr. Ce n'était d'ailleurs pas du tout le schéma initial. Au départ, on s'était mis d'accord avec Porto sur un transfert à hauteur de 12,2 millions où on ne conservait que 7,5 % des droits du joueur. Mais à l'issue de la visite médicale, les dirigeants portugais ont souhaité se protéger en demandant une renégociation du contrat car ils avaient repéré un problème articulaire bénin chez Aboubakar. Comme Vincent voulait vraiment rester là -bas, on a trouvé ce compromis avec Porto.
Mais financièrement, ce n'est pas tout à fait la même chose pour vous...
Bien sûr, cela ne nous permet pas de réinvestir comme si nous avions encaissé 12 millions d'euros. Mais c
Aboubakar déjà buteur à Porto © DR
La Fifa vient de redistribuer les cartes dans les vestiaires en annonçant sa décision d'interdire la propriété des joueurs par des tiers, et donc de réguler l'activité des fonds d'investissement dans le football. Quelques semaines après le transfert de Vincent Aboubakar au FC Porto, Ouest France a demandé son point de vue à Loïc Féry. Président du FC Lorient, il est également gestionnaire d'actifs à Londres. Il est particulièrement bien placé pour évoquer les sources de financements non bancaires des clubs pros. Interview.
Il y a quelques semaines, le transfert de votre attaquant Vincent Aboubakar vers Porto a suscité bien des interrogations. Le club portugais a lui même semé le trouble en précisant qu'il s'était contenté d'acheter 30 % des droits de votre joueur pour 3 millions d'euros, alors que vous en réclamiez 12 au départ. Que s'est-il passé exactement ?
J'ai entendu tout et n'importe quoi sur le sujet. Mais il n'y a aucun mystère. Il n'y a jamais eu de TPO (tierce propriété) sur Aboubakar ! Le FC Lorient a simplement conservé 70 % des droits économiques du joueur. Ce n'est pas interdit. On s'est tout simplement inscrit dans un cadre où le club vendeur conserve une indexation sur la vente suivante. C'est commun dans le football. D'habitude, cela s'applique surtout sur la plus-value, mais dans le cas de Vincent, c'est sur l'intégralité du transfert. Les choses sont claires : si Aboubakar était revendu demain, nous toucherions 70 % du produit de la vente...
Mais vous comprenez qu'un tel montage puisse interpeller ?
Bien sûr. Ce n'était d'ailleurs pas du tout le schéma initial. Au départ, on s'était mis d'accord avec Porto sur un transfert à hauteur de 12,2 millions où on ne conservait que 7,5 % des droits du joueur. Mais à l'issue de la visite médicale, les dirigeants portugais ont souhaité se protéger en demandant une renégociation du contrat car ils avaient repéré un problème articulaire bénin chez Aboubakar. Comme Vincent voulait vraiment rester là -bas, on a trouvé ce compromis avec Porto.
Mais financièrement, ce n'est pas tout à fait la même chose pour vous...
Bien sûr, cela ne nous permet pas de réinvestir comme si nous avions encaissé 12 millions d'euros. Mais c

