Même les retraites internationales de Miroslav Klose, Per Mertesacker et Philipp Lahm n'entament pas l'impression d'un règne appelé à durer. Déjà parce que l'Allemagne peut compter sur de brillants retours individuels (Gomez, Reus), mais surtout parce que l'implacable organisation collective de la NationalMannschaft plonge ses racines dans un long processus de maturation des élites, bâti au tournant des années 2000 sur un projet de formation rationnel. La trajectoire ascendante de ses résultats enregistrée depuis et la constance de la ligne directrice incarnée par son sélectionneur Joachim Löw, en poste depuis 2006, laissent peu d'espace à l'hypothèse d'un retour à l'ordinaire de cette «superbe machine bien huilée», comme Yaya Touré la portraiturait dans France Football pendant le Mondial.
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