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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 26 août 2014 à 16h59
La méthode Schnittger est simple et mise sur le long terme: développer des structures d’encadrement, de détection et de formation des jeunes; organiser un championnat local viable autour de clubs stables pour conserver un maximum de ces jeunes. Souvent, il a cumulé les fonctions d’entraîneur et de directeur technique national, mais il souligne qu’il est difficile de maintenir une telle méthode sur la durée. Les premiers bons résultats d’une sélection nationale provoquent un exode non seulement des joueurs mais également de plus jeunes non confirmés. L’Allemand donne l’exemple de "son" Canon de Yaoundé qui n’a plus de candidat local de valeur à former.
Pour Schnittger, l’actuelle montée en puissance de l’Afrique du football est surtout le fait des équipes nationales composées de professionnels ayant percé en Europe, ce qui masque de très nombreux échecs de jeunes insuffisamment matures. Pour lui, le passage dans un club européen doit se faire à la suite d’une première bonne carrière africaine, même relativement courte. Ainsi, il donne en exemple le football de clubs du Maghreb, terre qu’il n’a pas explorée en dehors des rencontres officielles, notamment l’Espérance de Tunis.
L’éclosion des Lions du Sénégal
Lorsqu’en 1994 Schnittger prend la direction du football sénégalais, il entend prouver par l’exemple la valeur de sa méthode. Et ça marche ! Un long et patient travail de détection, de formation des cadres et des jeunes joueurs, aboutit à l’émergence de la génération qui se qualifiera pour la CAN 2000, puis pour la CM 2002 sous l’ère Metsu. Ces joueurs lui vouèrent même un véritable culte. Lorsque son contrat prit fin avant le coup d’envoi de la CAN 2000, les Lions manifestèrent auprès de leurs autorités sportives et politiques, aux cris de " Avec Peter jusqu’à la mort!", afin qu’elles fassent pression sur l’administration allemande pour prolonger le contrat de leur mentor pendant la compétition. Résultat, ils tombèrent avec les honneurs, en prolongation d’un quart-de-finale disputé contre l’un des deux pays organisateurs, le Nigeria d’Okocha, Barlett, Finidi, Oliseh… Après quelques années formatrices dans leur pays, Fadiga, Camara, Pape Sarr, Diop, Keita, Ndiaye entre autres purent ensuite confirmer leur talent dans de bons clubs européens. Bruno Metsu aura le mérite ensuite de renforcer encore la cohésion d’un groupe internationalisé et talentueux. Mais la marque de Schnittger l’Africain restera.
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