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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 26 août 2014 à 16h58
Ce modeste professeur de sport originaire de Hanovre découvre l’Afrique en 1968, la Côte d’Ivoire plus précisément. Le continent et ses habitants le subjuguent tout de suite. L’idylle dure encore. Schnittger obtient ainsi ses premiers résultats en menant les Eléphants en demi-finale de la CAN 1970. A l’issue, il prend en charge d’une part les Lions indomptables, et il construit d’autre part ce qu’il surnomme le Bayern du Cameroun, le Canon de Yaoundé. Prolongeant le travail du Français Dominique Colonna (CM 58, Stade Rémois), il forme ainsi la première génération dorée du football camerounais (Emmanuel Mvé, Ndoga, Nlend Paul, Tsébo, Ndongo Gaston) qui remporte la coupe d’Afrique des clubs champions en 1971, et accède à la troisième place de la CAN.
Les hasards des mutations de ce coopérant lui feront connaître ensuite son expérience la plus difficile à la tête de la sélection éthiopienne. L’objectif est de préparer l’équipe à la CAN 1976, mais éclate alors la guerre qui mènera à l’indépendance de l’Erythrée. Des joueurs disparaissent soudainement sans qu’il puisse obtenir de leurs nouvelles, lui-même craint pour sa vie et découvre une "cruauté inhumaine". Le moment est alors venu de commettre une infidélité à l’Afrique, mais après deux ans passés en Thaïlande, Schnittger se rapproche déjà. A Madagascar, un des pays les plus pauvres de la planète, il s’efforcera de développer des structures locales pour la pratique du football. Et après un passage au Bénin, il propulsera les Lions du Sénégal sur le devant de la scène africaine.
Le défenseur d’un "développement durable"
Peter Schnittger aura passé l’essentiel de sa carrière en Afrique, mais n’a pas pour autant le profil d’un mercenaire monnayant ses services au prix fort pour s’occuper des sélections les plus prestigieuses du continent. Il conservera toujours son statut de coopérant, parfois difficile à supporter politiquement, mais bien loin des salaires des stars du coaching, même si ses émoluments de fonctionnaire allemand lui parurent parfois indécents, notamment lors de son séjour à Madagascar.
La méthode Schnittger est simple et mise sur le long terme: développer des structures d’encadrement, de détection et de formation des jeunes; organiser un championnat local viable autour de clubs stables pour conserver un maximum de ces jeunes. Souvent, il a cumulé les fonctions d’entraîneur et de directeur technique national, mais il souligne qu’il est difficile de maintenir une telle méthode sur la
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