@ TOUS/Nouvelles du Front paru dans Cameroon Tribune....
jespere que biya et meka lont lu:
12 hours ago
Si vous n'avez pas pu lire ce témoignage ce matin dans CT, je vous livre:
Une rescapée de la tragédie de Bargaram se raconte....
Le 24 juillet dernier, une colonne évaluée à plusieurs centaines des combattants de la secte Boko Haram a attaqué une position de l'armée camerounaise à Bargaram, localité camerounaise de l'arrondissement de Hile Alifa dans le département du Logone et Chari. Stationnés à Saguir, village nigérian, les insurgés ont pris par surprise la quarantaine d'éléments camerounais du Bataillon des troupes aéroportés (Btap), du 34eme Bataillon d’infanterie motorisée (Bim) et de la gendarmerie en poste avancé à Bargaram située à environ 10km de la. Les combats qui ont duré deux jours ont fait plusieurs victimes civiles et militaires. Rencontrée à son arrivée à Maroua, Jacqueline W. qui a survécu à la tragédie de Bargaram livre son témoignage. Pour des raisons évidentes, nous n'allons pas publier sa photo.
"J'ai fait 50km à pieds pour rallier Makari"
" Ils sont arrivés jeudi vers 16h. Ils ont garé leurs véhicules au niveau de l'antenne MTN. Les militaires camerounais étaient environ 39 dont 16 éléments du Btap, 14 du BIM et 9 gendarmes. Certains étaient en train de manger, d'autres se reposaient. Les Boko Haram, informés certainement de leurs positions et de leur emploi du temps par des complices locaux, les ont surpris. On a entendu « Allahu akbar » et des tirs d'armes lourdes. Ils ont tiré sur les militaires camerounais. D'autres assaillants sont entrés dans les maisons. Ils tuaient, pillaient et incendiaient. Mon mari se trouvait à Yaoundé en congé. J'étais seule au centre de santé. Ils sont venus égorger 02 militaires et 01 civil devant notre maison. Ils recueillaient leur sang pour boire en prononçant toujours « Allahu akbar ». Le civil s'appelait Domwa Éloi. C'est un pêcheur venu du Tchad. Ils ont coupé et emporte la tête d'un des militaires égorgés. Ils ont demandé ce que je fais ici. Je leur ai dit que je suis avec mon mari qui est un personnel soignant. Ils parlaient en anglais, français, haussa , kanuri. Ils m'ont conseillé de dire à mon mari de quitter la localité, qu'ils ne veulent pas de service étatique ici. Ils m'ont averti qu'ils reviendront achever leur travail. Ils ont kidnappé un pasteur Mousgoum. Ils ont enlevé le matériel du centre de santé comme le frigo, les vaccins et la moto. Ils
jespere que biya et meka lont lu:
12 hours ago
Si vous n'avez pas pu lire ce témoignage ce matin dans CT, je vous livre:
Une rescapée de la tragédie de Bargaram se raconte....
Le 24 juillet dernier, une colonne évaluée à plusieurs centaines des combattants de la secte Boko Haram a attaqué une position de l'armée camerounaise à Bargaram, localité camerounaise de l'arrondissement de Hile Alifa dans le département du Logone et Chari. Stationnés à Saguir, village nigérian, les insurgés ont pris par surprise la quarantaine d'éléments camerounais du Bataillon des troupes aéroportés (Btap), du 34eme Bataillon d’infanterie motorisée (Bim) et de la gendarmerie en poste avancé à Bargaram située à environ 10km de la. Les combats qui ont duré deux jours ont fait plusieurs victimes civiles et militaires. Rencontrée à son arrivée à Maroua, Jacqueline W. qui a survécu à la tragédie de Bargaram livre son témoignage. Pour des raisons évidentes, nous n'allons pas publier sa photo.
"J'ai fait 50km à pieds pour rallier Makari"
" Ils sont arrivés jeudi vers 16h. Ils ont garé leurs véhicules au niveau de l'antenne MTN. Les militaires camerounais étaient environ 39 dont 16 éléments du Btap, 14 du BIM et 9 gendarmes. Certains étaient en train de manger, d'autres se reposaient. Les Boko Haram, informés certainement de leurs positions et de leur emploi du temps par des complices locaux, les ont surpris. On a entendu « Allahu akbar » et des tirs d'armes lourdes. Ils ont tiré sur les militaires camerounais. D'autres assaillants sont entrés dans les maisons. Ils tuaient, pillaient et incendiaient. Mon mari se trouvait à Yaoundé en congé. J'étais seule au centre de santé. Ils sont venus égorger 02 militaires et 01 civil devant notre maison. Ils recueillaient leur sang pour boire en prononçant toujours « Allahu akbar ». Le civil s'appelait Domwa Éloi. C'est un pêcheur venu du Tchad. Ils ont coupé et emporte la tête d'un des militaires égorgés. Ils ont demandé ce que je fais ici. Je leur ai dit que je suis avec mon mari qui est un personnel soignant. Ils parlaient en anglais, français, haussa , kanuri. Ils m'ont conseillé de dire à mon mari de quitter la localité, qu'ils ne veulent pas de service étatique ici. Ils m'ont averti qu'ils reviendront achever leur travail. Ils ont kidnappé un pasteur Mousgoum. Ils ont enlevé le matériel du centre de santé comme le frigo, les vaccins et la moto. Ils

