Buteur providentiel jeudi face au Brésil pour la victoire du Cameroun, Samuel Eto´o revient sur ce premier succès d´une nation africaine sur le Brésil. L´attaquant de Majorque évoque aussi les ambitions des Lions Indomptables dans cette Coupe des Confédérations avant le choc face aux Turcs samedi.
Q.: Samuel Eto´o, quel était votre état d´esprit avant d´aborder le match contre le Brésil ?
S.E.: Vous savez, on a pris l´habitude de chanter avant les matches. Si vous allez à Douala ou Yaoundé, il n´y a personne dans les rues. Chaque Camerounais pense à ce match. Nous, c´est pareil. On oublie tout et on se dit: on va faire un grand match, passer une bonne heure ensemble et rentrer au vestiaire en étant content. Là , face au Brésil, grâce au Bon Dieu, on a pu le faire.
Q.: Contre le Brésil jeudi, vous avez marqué le but de la victoire pour le Cameroun. Racontez-nous dans quel état vous étiez ?
S.E.: Le plus important était de marquer un but. Peu importe qui le marquait, mais il fallait le marquer. Ce fut moi? C´est le couronnement du boulot abattu par mes coéquipiers pendant dix jours. Sur le coup, je n´ai pas eu le temps de réfléchir. Je vois que Dida est avancé ; si je la prends bien sur le pied, elle va dedans. En fait, tout était parfait. J´étais content.. Je dédie ce but à ma maman, à tous mes coéquipiers... J´ai trouvé qu´on avait fait un très gros match et qu´on méritait la victoire. On a passé un bon moment.
Q.: Sur quoi faites-vous la différence ? Sur le physique ?
S.E.: On la fait parce qu´on met un but au fond ! On fait un bon match. Les Brésiliens étaient bien physiquement, on pensait qu´ils allaient lâcher un peu, à un moment donné, mais ce ne fut pas le cas.
Q.: Comment fut le retour dans le bus, après le match contre le Brésil ? Animé ?
S.E.: Oh, c´était bien ! On a chanté, on ne pouvait pas se permettre de faire plus. Il faut récupérer.
Q.: Quelle est la différence, selon vous, entre l´excellent Cameroun de maintenant par rapport au Cameroun de la Coupe du monde ?
S.E.: Le Cameroun était excellent en Coupe du monde ! On a marqué quatre points en trois matches, ce n´était pas mauvais du tout. On aurait pu faire mieux car des qualités, on en a. On a joué à un bon niveau, on n´a pas su calculer contre l´Irlande, contre qui il fallait une victoire absolument. On savait qu´on allait gagner contre l´Arabie Saoudite, on en était moins sûr contre l´Allemagne, mais en une rencotnre, tout peut se passer. Et je crois qu´on a bien joué, même contre l´Allemagne, qu´on aurait pu gagner 3-2, car des occasions, on en a eu.
Q.: Quelles sont les ambitions du Cameroun donc, dans cette Coupe des Confédérations ?
S.E.: Les ambitions sont claires: aller le plus loin possible. Ca serait dommage de sortir le Brésil et de perdre maintenant.
Q.: Jouer tous les deux jours, c´est tout de même assez compliqué. Comment allez-vous le gérer ?
S.E.: Jouer tous les deux jours, c´est difficile pour nous, mais pour les autres aussi ! C´est notre boulot, c´est ce qu´on aime faire, et en plus, on nous paie pour. Franchement, il faut y aller à fond. Je vous l´ai dit, j´adore jouer au foot et en plus on me paie pour ça : je pourrais jouer du lundi au lundi !
Q.: Quelques observateurs se disent que la Turquie sera peut-être votre adversaire le plus difficile...
S.E.: Je pense que tous sont difficiles. Contre la Turquie, ça sera difficile, mais il faudra bien le jouer. Il faudra bien le gérer. C´est un match qui peut assurer une place en demi-finale.
Q.: Tactiquement, comment pensez-vous devoir aborder la rencontre ?
S.E.: Je ne suis pas l´entraîneur pour vous donner une réponse à cette question. Je me limite à jouer. Je ne peux me permettre de juger à la place de l´entraîneur (sourire).
Q.: Au plan personnel, vous sortez d´une belle saison, au cours de laquelle vous avez marqué 14 buts. Pour vous, la mise en valeur a été incontestable !
S.E.: Le plus important, je le dis toujours, ce n´est pas de marquer. J´ai marqué énormément cette saison, mais je n´ai pas pris autant de plaisir que l´an dernier, alors que nous étions à un rien d´être relégués. Cette année-là , je sentais que j´avais fait une très bonne saison. J´avais beaucoup joué, beaucoup participé au jeu, beaucoup donné à mes coéquipiers. Cette saison, j´ai plus joué en pointe, où j´attendais que mes coéquipiers jouent pour moi, qu´ils travaillent pour moi.
Q.: Votre avenir s´inscrit toujours à Majorque ?
S.E.: Le foot traverse une période difficile, et ma valeur sur le marché... Il y en a beaucoup qui parlent de me recruter, mais peu qui mettent les sous que demande Majorque sur la table. J´ai un contrat de quatre ans encore avec Majorque... Il y fait très beau, je prends du plaisir à jouer, mais j´aimerais bien aller ailleurs, pourquoi pas, pour découvrir quelque chose d´autre. Mais je ne partirai que pour quelque chose de grand. Si c´est pour aller dans un club où j´aurai 50 000 ou 100 000 francs en plus, ça ne sert à rien. Je suis très bien à Majorque.
Q.: D´ici peu, vous disputerez la finale de la Coupe du Roi. Comment prépare-t-on un tel rendez-vous ?
S.E.: Ce sont de grands matches. Comment ça se prépare ? Il faut oublier, se dire que c´est peut-être le match de sa vie, comme ce fut les cas de Brésil-Cameroun hier, comme France-Cameroun il y a quelques années ou même Sénégal-Cameroun, en Coupe d´Afrique des Nations. Il faut faire un grand match, être présent... J´espère qu´on la remportera.
Q.: Samuel Eto´o, quel était votre état d´esprit avant d´aborder le match contre le Brésil ?
S.E.: Vous savez, on a pris l´habitude de chanter avant les matches. Si vous allez à Douala ou Yaoundé, il n´y a personne dans les rues. Chaque Camerounais pense à ce match. Nous, c´est pareil. On oublie tout et on se dit: on va faire un grand match, passer une bonne heure ensemble et rentrer au vestiaire en étant content. Là , face au Brésil, grâce au Bon Dieu, on a pu le faire.
Q.: Contre le Brésil jeudi, vous avez marqué le but de la victoire pour le Cameroun. Racontez-nous dans quel état vous étiez ?
S.E.: Le plus important était de marquer un but. Peu importe qui le marquait, mais il fallait le marquer. Ce fut moi? C´est le couronnement du boulot abattu par mes coéquipiers pendant dix jours. Sur le coup, je n´ai pas eu le temps de réfléchir. Je vois que Dida est avancé ; si je la prends bien sur le pied, elle va dedans. En fait, tout était parfait. J´étais content.. Je dédie ce but à ma maman, à tous mes coéquipiers... J´ai trouvé qu´on avait fait un très gros match et qu´on méritait la victoire. On a passé un bon moment.
Q.: Sur quoi faites-vous la différence ? Sur le physique ?
S.E.: On la fait parce qu´on met un but au fond ! On fait un bon match. Les Brésiliens étaient bien physiquement, on pensait qu´ils allaient lâcher un peu, à un moment donné, mais ce ne fut pas le cas.
Q.: Comment fut le retour dans le bus, après le match contre le Brésil ? Animé ?
S.E.: Oh, c´était bien ! On a chanté, on ne pouvait pas se permettre de faire plus. Il faut récupérer.
Q.: Quelle est la différence, selon vous, entre l´excellent Cameroun de maintenant par rapport au Cameroun de la Coupe du monde ?
S.E.: Le Cameroun était excellent en Coupe du monde ! On a marqué quatre points en trois matches, ce n´était pas mauvais du tout. On aurait pu faire mieux car des qualités, on en a. On a joué à un bon niveau, on n´a pas su calculer contre l´Irlande, contre qui il fallait une victoire absolument. On savait qu´on allait gagner contre l´Arabie Saoudite, on en était moins sûr contre l´Allemagne, mais en une rencotnre, tout peut se passer. Et je crois qu´on a bien joué, même contre l´Allemagne, qu´on aurait pu gagner 3-2, car des occasions, on en a eu.
Q.: Quelles sont les ambitions du Cameroun donc, dans cette Coupe des Confédérations ?
S.E.: Les ambitions sont claires: aller le plus loin possible. Ca serait dommage de sortir le Brésil et de perdre maintenant.
Q.: Jouer tous les deux jours, c´est tout de même assez compliqué. Comment allez-vous le gérer ?
S.E.: Jouer tous les deux jours, c´est difficile pour nous, mais pour les autres aussi ! C´est notre boulot, c´est ce qu´on aime faire, et en plus, on nous paie pour. Franchement, il faut y aller à fond. Je vous l´ai dit, j´adore jouer au foot et en plus on me paie pour ça : je pourrais jouer du lundi au lundi !
Q.: Quelques observateurs se disent que la Turquie sera peut-être votre adversaire le plus difficile...
S.E.: Je pense que tous sont difficiles. Contre la Turquie, ça sera difficile, mais il faudra bien le jouer. Il faudra bien le gérer. C´est un match qui peut assurer une place en demi-finale.
Q.: Tactiquement, comment pensez-vous devoir aborder la rencontre ?
S.E.: Je ne suis pas l´entraîneur pour vous donner une réponse à cette question. Je me limite à jouer. Je ne peux me permettre de juger à la place de l´entraîneur (sourire).
Q.: Au plan personnel, vous sortez d´une belle saison, au cours de laquelle vous avez marqué 14 buts. Pour vous, la mise en valeur a été incontestable !
S.E.: Le plus important, je le dis toujours, ce n´est pas de marquer. J´ai marqué énormément cette saison, mais je n´ai pas pris autant de plaisir que l´an dernier, alors que nous étions à un rien d´être relégués. Cette année-là , je sentais que j´avais fait une très bonne saison. J´avais beaucoup joué, beaucoup participé au jeu, beaucoup donné à mes coéquipiers. Cette saison, j´ai plus joué en pointe, où j´attendais que mes coéquipiers jouent pour moi, qu´ils travaillent pour moi.
Q.: Votre avenir s´inscrit toujours à Majorque ?
S.E.: Le foot traverse une période difficile, et ma valeur sur le marché... Il y en a beaucoup qui parlent de me recruter, mais peu qui mettent les sous que demande Majorque sur la table. J´ai un contrat de quatre ans encore avec Majorque... Il y fait très beau, je prends du plaisir à jouer, mais j´aimerais bien aller ailleurs, pourquoi pas, pour découvrir quelque chose d´autre. Mais je ne partirai que pour quelque chose de grand. Si c´est pour aller dans un club où j´aurai 50 000 ou 100 000 francs en plus, ça ne sert à rien. Je suis très bien à Majorque.
Q.: D´ici peu, vous disputerez la finale de la Coupe du Roi. Comment prépare-t-on un tel rendez-vous ?
S.E.: Ce sont de grands matches. Comment ça se prépare ? Il faut oublier, se dire que c´est peut-être le match de sa vie, comme ce fut les cas de Brésil-Cameroun hier, comme France-Cameroun il y a quelques années ou même Sénégal-Cameroun, en Coupe d´Afrique des Nations. Il faut faire un grand match, être présent... J´espère qu´on la remportera.

