A la liste des sujets au menu de son « déballage » impatiemment attendu, peut-être dans le cadre d’une conférence de presse policée par des espèces sonnantes et trébuchantes, il devra désormais ajouter cet autre scandale dans lequel il tiendrait volontiers à la fois le rôle de metteur en scène et celui d’acteur. Sans pour autant être sûr, cette fois-ci, de pouvoir s’en sortir à bon compte. Sa proie facile d’hier, blessée dans sa chair et atteinte dans sa dignité, se révélant depuis quelques jours, la louve du poème de Vigny. Victime dont il faut espérer qu’elle soit soutenue par les associations féministes et de défense des droits de l’homme. Victime des écarts que nous avons de plus en plus avec certaines valeurs cardinales. Victime qui n’a plus rien à perdre. Victime déterminée qui sait que les insultes mal placées de quelques obligés et affidés, que les leçons hypocrites de certains pudibonds bon teint ou les menaces dont elle serait l’objet ne sont rien face à l’enfer qu’elle doit vivre depuis que des photos d’elle nue se sont retrouvées sur Internet, quelques jours seulement après un passage kafkaïen dans un commissariat, sur la base d’une plainte délirante ou encore de ces menaces et maltraitances qu’elle dit subir depuis qu’elle a décidé de quitter son milliardaire d’amant. Lequel la comptait sans doute dans l’inventaire de ses « possessions ».
Que cette jeune dame se soit donnée à l’homme qu’elle aimait et qui a pu l’aider à vivre aisément à un moment peut alimenter toutes sortes de conjectures. Aimer son homme au point d’accepter dans l’intimité de se laisser filmer nue peut être répréhensible pour certains puritains de circonstance. Seulement, demander, à force de plainte et de policiers, à une femme qu’on a prétendu aimer de restituer jusqu’au string qu’on lui a offert, manque d’élégance. Mobiliser les forces de l’ordre pour la terroriser trahit un certain état d’esprit. Accepter l’idée que son intimité puisse être exposée de la sorte est une entreprise criminelle aussi bien de la part des auteurs de tels actes que de la part de ceux qui le cautionneraient de quelque façon que ce soit. Essayer d’accabler la victime plutôt que de rechercher et de condamner les coupables relève de la pathologie. Parce que la stature de quelque individu, fusse un roi, ne doit pas nous faire oublier notre obligation de savoir toujours garder un minimum de décence en tout. Et aux plus faibles ainsi qu’aux victimes, de donner sans concession notre soutien résolu…
Que cette jeune dame se soit donnée à l’homme qu’elle aimait et qui a pu l’aider à vivre aisément à un moment peut alimenter toutes sortes de conjectures. Aimer son homme au point d’accepter dans l’intimité de se laisser filmer nue peut être répréhensible pour certains puritains de circonstance. Seulement, demander, à force de plainte et de policiers, à une femme qu’on a prétendu aimer de restituer jusqu’au string qu’on lui a offert, manque d’élégance. Mobiliser les forces de l’ordre pour la terroriser trahit un certain état d’esprit. Accepter l’idée que son intimité puisse être exposée de la sorte est une entreprise criminelle aussi bien de la part des auteurs de tels actes que de la part de ceux qui le cautionneraient de quelque façon que ce soit. Essayer d’accabler la victime plutôt que de rechercher et de condamner les coupables relève de la pathologie. Parce que la stature de quelque individu, fusse un roi, ne doit pas nous faire oublier notre obligation de savoir toujours garder un minimum de décence en tout. Et aux plus faibles ainsi qu’aux victimes, de donner sans concession notre soutien résolu…

