I comme Imposture : Dès sa nomination à la tête des Lion indomptables, Volker Finke n’a pas fait l’unanimité. Roger Milla, fidèle à sa logique du sans langue de bois, avait même parlé d’« imposteur » pour qualifier le technicien allemand. Et malgré les critiques qui s’étaient abattues sur l’ambassadeur itinérant, force est de constater que l’histoire lui donne raison. Tout au long de ce mondial brésilien, Volker Finke est apparu dépassé par les événements, incapable de tenir ses troupes, frileux dans l’approche tactique des matches et passablement fainéant lorsqu’il a fallu réagir en plein match. Au final, trois matches perdus avec le même sentiment qu’avec un coach plus courageux et plus viril sur le banc de touche, il y avait la place pour mieux faire. Même lorsque le bateau prenait l’eau de toutes parts, l’« imposteur » Finke restait figé, les mains dans les poches, à regarder ses hommes se débrouiller comme ils pouvaient, sans capitaine pour mener la barre.

