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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 24 juin 2014 à 9h52
Bruno Lesprit:
Comment avez-vous réagi à la déroute du Cameroun, sélection chère à votre cœur, devant la Croatie (0-4) ?

Claude Leroy:
Je suis anéanti. Quel gâchis ! Car je pense que le Cameroun avait un effectif très solide. Je ne porte pas de jugement sur l'entraîneur [l'Allemand Volker Finke] mais ce groupe n'était pas tenu. Il y a deux éléments essentiels dont on ne parle jamais dans le football qui sont la discipline et la préparation athlétique. Quand on voit le comportement de Benoît Assou-Ekotto et de Benjamin Moukandjo [qui en sont venus aux mains à la fin de la rencontre], on se dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Physiquement, j'ai eu mal. Le Cameroun est bien sûr toujours particulier pour moi et spécialement au Brésil : c'est ici, il a bientôt trente ans, que j'avais effectué ma première tournée avec cette équipe.

Bruno Lesprit:
Volker Finke a été violemment mis en cause par les médias camerounais. N'est-ce pas commode de toujours incriminer le « sorcier blanc » ?

Claude Leroy:
J'ai eu cette chance de ne pas être agressé en Afrique. Mais à l'évidence, l'effectif n'était pas équilibré. J'ai toujours déniché des joueurs locaux. Leur présence régénère un groupe, apporte de l'enthousiasme. Il n'y en avait que deux parmi les 23, tous deux du Coton-Sport de Garoua. Ça ne va pas. Du coup, des joueurs qui brillent dans leur club se retrouvent avec un statut de remplaçant. Pour quelqu'un comme Henri Bedimo, excellent avec Lyon, c'est compliqué à vivre.
Merci de patienter...
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