Bruno Lesprit:
Vous n'êtes pas tendre avec votre lointain successeur...
Claude Leroy:
Je ne supporte pas les entraîneurs Club Med. Il faut aller dénicher des joueurs en assistant aux entraînements des équipes de première et de deuxième division. Il faut avoir un état d'esprit de passeur. Je l'ai eu et c'est peut-être pour ça qu'on ne m'a pas craché dessus.
Bruno Lesprit:
Mais Volker Finke est en place depuis un an seulement...
Claude Leroy:
Je répondrai que cela fait six mois que j'ai pris les commandes de la sélection du Congo et que ce boulot je l'ai déjà fait. Il faut être curieux, passionné. Si c'est juste pour obtenir un contrat, autant arrêter tout de suite. Il faut avoir parcouru le pays d'ouest en est et du nord au sud. Connaître son histoire, sa géopolitique. Car contrairement à ce que prétend le discours de Dakar, l'homme africain a une grande mémoire.
Bruno Lesprit:
La préparation du Cameroun a aussi été perturbée (grève de l'entraînement, départ retardé) par la question des primes versées aux joueurs, récurrente depuis 1986.
Claude Leroy:
C'est faux car en 1998, il n'y a eu aucun problème. Il faut le régler en amont. La Fifa est gentille de dire que le sport n'a rien à voir avec la politique mais si le gouvernement ne donne pas un coup de main, comment voulez-vous qu'on s'en sorte ? En 1998, j'étais arrivé sur le banc camerounais trois mois seulement avant le Mondial, le président Paul Biya m'avait fait venir du Paris Saint-Germain dont j'étais directeur sportif. Si cette question n'est pas réglée, c'est pénalisant, on abandonne de l'influx nerveux. Il faut toujours être en avance sur ces problèmes.
Vous n'êtes pas tendre avec votre lointain successeur...
Claude Leroy:
Je ne supporte pas les entraîneurs Club Med. Il faut aller dénicher des joueurs en assistant aux entraînements des équipes de première et de deuxième division. Il faut avoir un état d'esprit de passeur. Je l'ai eu et c'est peut-être pour ça qu'on ne m'a pas craché dessus.
Bruno Lesprit:
Mais Volker Finke est en place depuis un an seulement...
Claude Leroy:
Je répondrai que cela fait six mois que j'ai pris les commandes de la sélection du Congo et que ce boulot je l'ai déjà fait. Il faut être curieux, passionné. Si c'est juste pour obtenir un contrat, autant arrêter tout de suite. Il faut avoir parcouru le pays d'ouest en est et du nord au sud. Connaître son histoire, sa géopolitique. Car contrairement à ce que prétend le discours de Dakar, l'homme africain a une grande mémoire.
Bruno Lesprit:
La préparation du Cameroun a aussi été perturbée (grève de l'entraînement, départ retardé) par la question des primes versées aux joueurs, récurrente depuis 1986.
Claude Leroy:
C'est faux car en 1998, il n'y a eu aucun problème. Il faut le régler en amont. La Fifa est gentille de dire que le sport n'a rien à voir avec la politique mais si le gouvernement ne donne pas un coup de main, comment voulez-vous qu'on s'en sorte ? En 1998, j'étais arrivé sur le banc camerounais trois mois seulement avant le Mondial, le président Paul Biya m'avait fait venir du Paris Saint-Germain dont j'étais directeur sportif. Si cette question n'est pas réglée, c'est pénalisant, on abandonne de l'influx nerveux. Il faut toujours être en avance sur ces problèmes.

