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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Clément Kamga Clément Kamga de Wuppertal / RFA a écrit le 26 mai 2005 à 9h16
@ Barrick, Paradision, petit alpha, matt, Bepanda, bref à tous

J’entends si et là dire que les anciens n’ont pas eu de chance, qu’ils ne voulaient pas passer professionnel, tout cela me fait avoir un sourire en coin.
Primo, le facteur chance fait partie de la vie, nous qui animons le Toli aujourd’hui ne sommes pas à coup sûr les plus malchanceux du monde, nous connaissons au moins une personne qui ne sait ni lire ni écrire parce qu’elle n’a pas eu la chance de s’exercer en lecture ou en écriture et non parce qu’elle n’a pas eu les capacités pour. Il est possible que notre spécimen serait celui qui découvrirait le vaccin contre le sida ou qui révolutionnerait la physique nucléaire, évidement s’il avait eu la chance d’aller à l’école.
Malheureusement, il n’a pas eu cette chance et laissons tomber les "si" avec lesquels chacun peut transformer Bandjoun en Genève. Laissons les "si" Mama avait eu la chance de jouer dans un grand club il ferait mieux que Eto’o, les grands clubs existaient et il n’y a pas joué point barre! Jugeons le tel qu’il a été et là où il a été, s’il n’a pas été ballon d’or africain, cela signifie qu’il ne peut pas être ce que vous prétendez, a-t-il jamais été ballon d’or ou soulier d’or seulement au niveau du championnat camerounais? Je n’en sais rien et si la réponse est non, je prie les uns et les autres de ne plus jamais faire allusion à lui lorsqu’on parle de bon/grand footballeur camerounais. Cela est valable pour les autres génies que vous venez nous imposez ici.
Secundo, Paradisio doit arrêter de raconter aux gens que les anciens ne voulaient pas être professionnel. Ils n’avaient pas tout simplement le goût du risque et de l’aventure des jeunes d’aujourd’hui. Sachant comment cette aventure se termine très souvent, je dirai que les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas la chance qu’on leur prête, des capitaines et les titulaires de grandes équipes camerounaises sont passés sous mes yeux et se sont plutôt retrouvés plongeurs au MacDonald. Le pourcentage des rescapés est très faible et les tolieurs qui sont rentrés dans le milieu pour donner un coup de main aux arrivants le savent très bien.
Sur place, les brillants avaient la chance de progresser et d’avoir les lions comme vitrine. Lorsque Milla, Tokoko, Kaham et autres sont sollicités en Europe c’est bien parce que leur talent plaidait en leur faveur, s’ils n’ont pas été les meilleurs en occident pour se faire enrôler par les grands clubs c’est tout simplement parce qu’ils n’avaient pas fait battre le cœur des recruteurs, les perles rares ont de tout temps été courtisées, on l’a vu avec les autres africains.
Laissez "les" on a déniché tel parce que les lions indomptables ont dévoré tous les animaux d’Afrique, en 1986 l’équipe du Sénégal comptait 21 professionnels sur 22 joueurs, seul un gardien était amateur et les lions de la Teranga n’avaient encore jamais dévoré personne. Une équipe nationale est certes une vitrine, les aînés ouvrent certes les portes aux jeunes mais ne nous comportons pas comme ci ces jeunes n’avaient aucun talent et que seuls les aînés avaient travaillé pour leur ouvrir les portes. Si c’était le cas, aucun jeune brésilien n’échouerait en foot.
En passant, je constate que personne ne me parle des limites de Schewtschenko devant les buts hier, SEF aurait livré un tel match que d’aucuns lui auraient demandé d’aller voir les anciens qui s’étaient limités aux inter quartiers au Cameroun pour prendre les cours d’efficacité face au but.

C.Kamga
Merci de patienter...
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